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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 03:37
 

 

 Bison rapide faisait d'horribles cauchemars depuis quelques mois . il se réveillait chaque nuit en sueur car des manifestations angoissantes pendant son sommeil étaient toujours en proie à sa tribu et les visions étaient sanglantes . Le Dieu du Tonnerre employait des forces venues de l'au-delà qui terrorisaient et tuaient toute sa communauté . Chaque fois, l'indien était impuissant et il appréhendait de s'endormir chaque soir pour ne plus revoir ces personnages d'une telle cruauté . Il n'était plus Bison rapide qui était la fierté de la famille et de son peuple . Il ne ramenait même plus de gibier pour nourrir les siens . Lui, qui était auparavant plus rapide qu'un bison, plus vif qu'une perdrix et plus puissant qu'un aigle, se sentait inutile . Son nom, Bison rapide, ne signifiait plus rien ! Il ne demandait qu'une chose : Chasser et ramener de la nourriture, être un homme digne et fort comme sont en général tous les indiens d'Amérique . Un matin alors qu'il s'en alla chasser dans la forêt, il rencontra un vieillard assis sur une pierre . Il lui parla de ses terrifiants cauchemars et lui avoua qu'il ne ramenait plus rien et que sa vie était devenue insoutenable . Le vieil homme lui dit : "As-tu aperçu un jour des traces dans le sable ? Ce sont des pouvoirs magiques qui servent à conquérir la Terre mais si tu as touché à un seul dessin, tu pourrais être poursuivi par une terrible malédiction ! " L'indien n'en revenait pas ! Il avait trouvé quelques mois auparavant des traces bien dessinées dans le sable et avait effleuré un des dessins qu'il trouva à son goût . Il avait malheureusement modifier un signe . Il savait dorénavant qu'il était maudit ! Il regarda le vieillard avec effroi et s'enfuya .

Arrivé dans sa tribu, il alla rejoindre le chaman qui lui prépara des potions à base de plantes pour les envoûtements . Mais la nuit, rien n'y changea . Bison rapide fit encore ces cauchemars et le jour, il ne pouvait toujours pas chasser . Un matin, au lever du soleil, il fit la connaissance de Madame Rêve Bleu, une déesse qui avait le pouvoir de le guérir . Elle lui demanda d'aller chercher une branche de frêne et d'en faire un cercle . Elle la décora de plumes et de perles . Elle lui dit : "Tu la mettras au bord de ta fenêtre pour filtrer les cauchemars, pour que tu puisses faire de beaux rêves ! Tu verras, tu pourras redevenir ce bon guerrier, ce grand chasseur et tu retrouveras la fierté de t'appeler  Bison rapide " Il remercia Madame Rêve Bleu et repartit rejoindre sa tribu . Il ne fit plus de cauchemars et redevint cet indien qui ramena à chaque fois des perdrix, des lapins..

Depuis cette rencontre, les indiens ont gardé la coutume en l'honneur de la déesse, Madame Rêve Bleu et aussi pour se protéger du mauvais sort .

 

Cette histoire que j'ai inventé est inspirée en partie d'une légende indienne . La déesse ne s'appelle pas Madame Rêve Bleu mais Madame Araignée qui tissa une toile sur laquelle elle appliqua des plumes et des perles . L'indien s'appelle Eau Rapide . C'est vrai que la légende a fait naître chez les indiens un rite . Ils pendent au bord de leur fenêtre ce porte- bonheur à une certaine époque de l'année .

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 06:49

 

Charles se souvint du temps où il était écuyer . Dès l'âge de 14 ans, il avait dû se battre à côté des chevaliers . Bien avant, vers l'âge de 7 ans, ils servait déjà à table dans le château du seigneur Edouard pour apprendre les bonnes manières  . Il avait subi énormément d'épreuves . Il avait aussi préparé son avenir avec beaucoup de discipline . Il avait des heures et des heures d'exercices physiques notamment de luttes derrière lui pour avoir l'honneur d'être chevalier de la seigneurerie . Récemment adoubé, il venait de recevoir par Edouard l'ordre de partir en guerre . Les Anglais étaient une menace et la Bretagne avait encore changé d'humeur . Il fallait donc obéir, rejoindre d'autres troupes et combattre l'ennemi car la France avait besoin d'armées puissantes . Il aurait voulu éviter de guerroyer en versant une somme d'argent à Edouard mais à cause d'une armure coûteuse , confectionnée sur mesure, il n'en avait plus les moyens . Cependant,il était fier de défendre le domaine d'Edouard ainsi que tous les autres mais l'idée de faire ses preuves au combat et au péril de sa vie l'angoissait . La veille, lors d'un fastueux banquet, il promit à sa dame fidélité . Ce fut une soirée inoubliable qui lui donna la force de revenir vivant . A l'aube, il enfourcha son cheval, mis son heaume et pris son bouclier pour s'en aller avec sa troupe en direction de la forêt .

Les batailles furent sanglantes, les flèches sifflantes . Les chevaux se cabraient face aux ennemis qui brandissaient des hallebardes . C'était l'horreur ! Les crânes étaient fendus, les corps démembrés . Il fallait faire preuve de précision et seules comptaient les armes . Après les combats, des chevaliers et des soldats dépouillaient les morts de leurs vêtements, de leur armure et volaient les trésors des églises .

Il revint trois mois plus tard, fatigué et las de tant de barbarie . Avant de rejoindre sa dame, il se dit : " Je suis revenu par chance sain et sauf  mais je sais que seul mon honneur survivra à toutes ces guerres car je ne suis qu'un homme certes héroïque mais mortel " .

 

Charlene 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 23:49

 

 

Dune de Pyla - La dune depuis Cap Ferret - Vos meilleures photos de dunes

Un samedi, vers 6 heures du matin, Marcel se réveille et dit : " Je n'arrive pas à la comprendre " . On prétend que la nuit porte conseil, que demain sera un autre jour mais, assis sur le rebord du lit et prêt à se lever, il continue à se poser des questions : " Pourquoi agit-elle ainsi ? J''en ai marre d'attendre ! Pourquoi ce silence ? " Marcel est un homme anxieux et toujours à la recherche d'une solution . Ses pensées fusent en permanence dans sa tête . Il voudrait se laisser aller, profiter de chaque moment comme un don du ciel mais c'est plus fort que lui, il se torture l'esprit car, il faut dire que la vie ne l'a pas épargné ! Il prend un café dans la cuisine en écoutant la radio qui annonce encore des catastrophes . " Des inondations ont ravagé neuf communes du Var.....,  la marée noire s'étend encore un peu plus dans le golfe du Mexique...., 46 morts en Chine à cause de la pluie torrentielle.., aujourd'hui, pluie prévue dans le nord de la France...." . Il change de station quand soudain il tombe sur une chanson qui lui rappelle un souvenir "Laisse-moi t'aimer toute une nuit, laisse-moi...." Une larme commence à briller et avant qu'elle ne tombe, il éteint tout et se dit : " Assez ! " Il ouvre son PC, surfe, survole ses sites favoris et ne trouve rien de nouveau " Toujours pareil, pas de nouvelles sur la messagerie, pas de commentaires dans cette communauté, je ferme l'ordinateur !!". Marcel a quand même une chance, celle d'habiter non loin de la plage et c'est son jour de congé ! Il se douche, met une tenue décontractée et chaude pour marcher sur la digue . Dehors, il fait assez frais, et le vent souffle en rafales, les rues sont désertes et quelques fenêtres laissent entrevoir des habitants qui viennent de se lever, certains sont même en train de prendre le petit déjeuner en famille . Marcel est un solitaire, un homme contraint de vivre seul car il ne l'a pas voulu, non ! Mais les aléas de la vie ont fait qu'il envie maintenant les autres, comme il pourrait dire : "Ceux qui vivent normalement". C'est un quadragénaire profondément meurtri qui sombre sous les souvenirs, c'est un homme fatigué qui voudrait un tournant radical dans son existence morne . Il connait profondément les individus,il les juge rapidement, on dirait même qu'il en a fait le tour . Cet homme jadis naïf est devenu plus raisonné, trop lucide voire même aigri envers l'humanité . La plus grande psychologie se fait sur le terrain et à long terme, c'est la plus grande école dans ce domaine et pourtant, il y a  une personne chère à ses yeux qu'il ne comprend pas et une montagne de questions surgissent dans sa têteIl arrive près de l'endroit habituel où il peut s'assoir sur un banc à côté des dunes . C'est une belle vue, la mer est à marée haute, le ciel est hélas gris et les nuages annoncent une journée pluvieuse . Le vent frais est désagréable, les mouettes font du "sur place" en volant . Il reconnait en cette nature, une splendeur de tous les temps . La mer est à la fois magnifique et mystérieuse autant qu'une femme ! Elle peut faire des ravages comme elle peut faire le plaisir des passionnés . Mi ange, mi démon serait une manière de la définir .  Il sort un carnet de sa poche, saisit un stylo et trace deux colonnes . Une pour le "pour", une autre pour le "contre", il griffonne des mots pour trouver un sens, une éclaircie et réalise que beaucoup de points positifs sont à l'honneur mais que le peu de mots négatifs écrits prennent de l'ampleur ! Il se décide alors à rentrer chez lui, à la fois soulagé et contrarié . Les mots ont leurs importances mais les sentiments en ont encore plus alors ils se répéte comme d'ordinaire : " On verra demain, la nuit porte conseil.."

 

 

 

 

  Charlene

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 14:44

En fin d'après midi, un homme décide de tout quitter . Il prend une petite valise et ne réfléchit pas et dit à la femme brune "je pars"et en guise de réponse, elle sourit étrangement en le laissant faire . Il claque la porte et bien déterminé, il se met à descendre les marches des 4 étages . Il sort et respire le grand air comme soulagé...comme contrarié de ce soulagement .

Il arrive enfin sur la place qui grouille de monde, longe les magasins, les cafés, comme émerveillé...comme contrarié de cet émerveillement .

Il entre finalement dans un parc, contemple les arbres, la mare aux canards et les enfants qui jouent à proximité des mères occupées à discuter entre elles . Il trouve un vieux banc vert en bois, s'y installe, pose sa valise sur le sol comme satisfait..comme contrarié de cette satisfaction .

Il sort un paquet de cigarettes de sa poche, en prend une et savoure chaque bouffée tout en regardant autour de lui . Il fait encore bon et le soleil lui donne sur l'épaule une certaine douceur . Il profite de ce moment tout en écoutant les bruits des alentours comme serein...comme contrarié de cette sérénité .

Il se lève, reprend sa valise, marche jusqu'à la sortie du parc . En dehors, il voit une église qui semble encore ouverte . Arrivé devant la porte, il pousse la poignée pour y entrer . La tranquillité et la beauté de cet endroit, le rassure .Il s'assoie sur une chaise, pose sa valise et prie comme réconforté...comme contrarié de ce réconfort .

Dehors, il longe à nouveau le parc, puis les magasins et les cafés sur la place . Il fait une forte inspiration comme pour dire "adieu" à l'air extérieur avant d'ouvrir une vieille porte en bois . Il monte ensuite les marches des 4 étages et fatigué, il regarde une des portes rouges du quatrième étage . Un papier sur le sol semble lui sourire, il le ramasse et sonne . Une femme brune lui ouvre la porte et le fait entrer sans dire un mot . Il pose sa valise dans le couloir de l'appartement comme ravi....comme soulagé de ce ravissement .

 Charlene

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  • charlene59
  • Je fais des articles sur divers sujets qui m'inspirent : nature,histoire,écriture,musique (entre autres)

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