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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 10:40

 

 

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Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, appelée Nativité. Cette fête donne lieu à des offices religieux spéciaux et à des échanges de cadeaux et de vœux. Dans l’année 354, Noël a été fixé officiellement au 25 décembre par le pape Libère. Parce que la plupart des Églises orthodoxes suivent toujours le calendrier julien qui présente un décalage de quatorze jours avec le calendrier grégorien désormais en usage officiellement, elles célèbrent Noël le 7 janvier du calendrier grégorien (c’est-à-dire le 25 décembre du calendrier julien). La popularité de la fête a fait que « Noël » est devenu aussi un prénom porté.

Étymologie

Classiquement1, on considère que le mot Noël (apparu vers 1112) est issu par évolution phonétique de nael et par modification vocalique du latin natalis (« relatif à la naissance »). Le o de Noël vient de la dissimilation des deux a de natalis et le tréma (1718) note la diérèse.

Dans l’usage actuel c’est un mot masculin qui devient féminin dans la locution elliptique la [Fête de] Noël.

La Nativité de Jésus-Christ



L’adoration des bergers lors de la Nativité.
A l’origine, la fête de Noël est la solemnité de la nativité du Seigneur, la fête commémoritive de la naissance de Jésus de Nazareth qui, selon le Nouveau Testament, est né à Bethléem sans donner de jour précis. Marc et Jean ne parlent pas de la naissance du Christ mais insistent sur la filiation spirituelle avec Jean le Baptiste qui marque le début de leur évangile.

Selon Luc

L’évangéliste Luc précise seulement que la naissance a lieu au moment du recensement imposé par l’empereur.
« En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.
Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. »
Ce recensement eut lieu après la déposition d’Archélaos, ethnarque de Judée, de la Samarie et de l’Idumée, en 6 ap JC.

Notons que si les circonstances historiques sont données, aucun détail ne permet de dire que la naissance a lieu en hiver.

Selon Matthieu

Dans l’évangile selon Matthieu, si le règne d’Hérode est mentionné, l’accent est mis sur la naissance miraculeuse du Christ :

« Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. »
Notons qu’Hérode Ier le Grand meurt, selon les sources en -4 ou -1 et qu’on lui attribue le massacre des innocents ce qui fait de lui le « candidat » le plus probable à ce titre. D’autant qu’il est précisé que, lors du retour d’Égypte, Joseph et Marie ne s’installèrent pas en Judée, où régnait Archélaos, mais en Galilée, à Nazareth.

Cette présentation, qui assimile Hérode à Pharaon, établit un parallèle entre Jésus et Moïse.

Un jour arbitraire

Aucun texte chrétien ne précise quel jour dans l’année est né Jésus-Christ. En 354, le pape Libère a fixé la fête commémorant la naissance du Christ au 25 décembre pour promouvoir l’essor du christianisme et remplacer les fêtes populaires et païennes célébrées autour du solstice d’hiver ; il a également codifié les premières célébrations. Dans une allocution du 16 décembre 2004, Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras explique ce choix :

« Les évangélistes dont un sur quatre seulement propose un récit de la naissance de Jésus étaient bien incapables d’en situer la date exacte. Excellente pédagogue, l’Église, en Occident, a fixé en 353 la célébration de Noël au moment de la fête païenne du solstice d’hiver. Le signe est magnifique. Les rayons du soleil sont au plus bas de leur déclin. Progressivement le jour va s’imposer à la nuit. La lumière va triompher. Le Christ naissant est alors loué et accueilli comme la lumière qui brille dans les ténèbres, comme le jour qui se lève sur l’humanité engourdie et endormie. Il est le jour nouveau qui pointe à minuit. »

Avant cette date, les chrétiens fêtaient la naissance du Christ le même jour que l’adoration des mages (épiphanie ou « manifestation du Seigneur ») et le baptême dans le Jourdain : le 6 janvier. L’Église apostolique arménienne est la seule Église à perpétuer aujourd’hui cet usage des premiers siècles. Quant aux Églises orthodoxes, elles fêtent Noël le 25 décembre du calendrier qu’elles suivent (calendrier julien ou grégorien) et le baptême du Christ le 6 janvier.

Une date imprécise

On date la naissance de Jésus en l’an 1 av. J.-C. (puisque l’année 1 est celle de son premier anniversaire et qu’il n’existe pas d’année 0) depuis le haut Moyen-Âge. De récentes études laissent cependant penser que Jésus de Nazareth serait né aux alentours de l’an -4. Mais la célébration chrétienne de Noël est là pour rappeler un événement, la naissance du Christ, et non pour célébrer une date en particulier ; du point de vue chrétien, l’exactitude et la correspondance du 25 décembre -1 ou -4 avec la réalité historique sont donc des éléments accessoires.

Le début de l’ère chrétienne
Avant la réforme de Vatican II, on célébrait le 1er janvier la fête de la circoncision du Seigneur. En effet, les parents de Jésus, appliquant la loi juive, le firent circoncire huit jours après sa naissance2. Aujourd’hui, si les catholiques célèbrent la fête de Sainte Marie Mère de Dieu, les orthodoxes commémorent toujours la circoncision. C’est cet événement, plus important que sa naissance elle-même, qui marque l’entrée de l’enfant-dieu dans la communauté des hommes et le véritable début de l’ère chrétienne.

Calendriers julien et grégorien
Quand Jules César créa le calendrier julien, le solstice d’hiver fut fixé au 25 décembre. Mais la légère erreur du calendrier julien fit progressivement avancer solstices et équinoxes : au moment du Ier concile de Nicée de 325, le solstice tombait le 21 décembre, mais la Fête de la Nativité fut maintenue au 25 décembre, neuf mois après l’Incarnation, le 25 mars. En 354, le 25 décembre devint ainsi la date de la naissance de Jésus Christ, le 1er janvier, huit jours après la Nativité, la date de la Circoncision et le 2 février, quarante jours après Noël, celle de la Purification de la Vierge Marie (Chandeleur). En 1582, le calendrier grégorien remit le solstice, qui avait continué d’avancer jusqu’au 11 décembre, au 21 décembre, pour respecter les décisions du Concile de Nicée et la réalité des saisons.

En 1582, où Pâques tombe un 11 mars, le pape Grégoire XIII décide de corriger le calendrier julien et le remplace par le calendrier grégorien, plus précis : il supprime les années bissextiles en trop, remet Pâques à l’équinoxe de printemps, retire les jours entre le 4 et le 15 octobre 1582 mais ne veut pas corriger Noël, qui tombe alors un 25 décembre, conformément au Concile, mais contrairement à la fête païenne romaine.

Avant l’ère chrétienne

Bien avant l’apparition du christianisme, l’époque du solstice d’hiver était déjà une période charnière de l’année, qui regroupait de nombreuses croyances païennes relatives à la fertilité, maternité, la procréation et à l’astronomie. Elle donnait donc lieu à de nombreuses manifestations. Mais à part la fête chrétienne, aucune des fêtes décrites ci-après n’a porté le nom de « Noël » et jamais l’Église n’y a fait référence ; tout au plus ces traditions antiques ont-elles un point de similitude avec la fête chrétienne.

Préhistoire
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l’arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique de Newgrange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d’hiver. Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres durant lesquelles le jour durait moins longtemps, mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes. Certains peuples évoquaient aussi des personnages fabuleux apportant des cadeaux lors de la fête.

Protohistoire et Antiquité
Chez les Celtes, on évoquait le dieu Gargan, un bon géant portant une hotte remplie de cadeaux et décore déjà un arbre, symbole de vie au moment du solstice d’hiver[réf. nécessaire]. Il inspira le « Gargantua » de Rabelais

Chez les Germains, un personnage ambivalent nommé « Hellequin », faisait la tournée des familles afin de récompenser les enfants sages et de punir les enfants désobéissants[réf. nécessaire].

Chez les Vikings, un homme habillé d’une grande cape censé représenter Odin le dieu scandinave de la guerre et souverain des divinités nordiques, visitait les maisons afin de demander si tout allait bien et d’offrir des friandises aux enfants sages[réf. nécessaire]. En Norvège, au xe siècle, le roi Håkon Ier de Norvège aurait décidé que la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de l’hiver, où le lutin Julenisse distribuait des cadeaux) serait fêté en même temps que le Noël chrétien.

La déesse égyptienne Isis est souvent représentée accroupie tenant l’enfant Horus dans son giron. Elle est ainsi une préfiguration de la Vierge Marie tenant l’enfant Jésus sur ses genoux[réf. nécessaire].

Selon la légende, Mithra est né dans une grotte d’une vierge un 25 décembre. Ce jour-là, le culte de Mithra, très développé à Rome aux IIIe et IVe siècles, célébrait le Natalis Invicti, la naissance du soleil, du soleil invaincu qui, chaque année, après avoir failli céder à la nuit lors du solstice d’hiver, reprend ses forces et fait regagner le jour sur la nuit.

La fête juive de Hanoucca, qui commémore la réinauguration du Temple de Jérusalem profané par les Grecs antiques, a été fixée au 25 du neuvième mois lunaire, nommé « Kislev », (calendrier hébreu) au voisinage du solstice d’hiver. Le premier Livre des Macchabées insiste sur l’importance de cette date et de cette célébration.

À Rome

Saturnales
Dans la Rome antique, les citoyens fêtaient les Saturnales : d’abord du 17 au 21 décembre, puis plus tard du 17 au 24 décembre, les hommes et les femmes portaient des guirlandes autour du cou et s’offraient toutes sortes de cadeaux. Les gens sacrifiaient aussi symboliquement un mannequin représentant un jeune homme, pensant ainsi transmettre la vitalité du personnage à la nouvelle année.

La fête des sigillaires, « ancêtre » de la Saint Sylvestre, concluait les festivités à la fin du mois de décembre. Pendant ce temps de bascule vers l’an neuf, les gens s’offraient des menus cadeaux de terre cuite, les esclaves devenaient les maîtres et inversement.

Sol Invictus
À partir du règne d’Aurélien (270-275), les Romains fêtent officiellement le Sol Invictus (Soleil invaincu) au moment du solstice d’hiver qui commençait la nouvelle année, annoncée par le rallongement des jours. Ce culte reprend des aspects de la mythologie d’Apollon et du culte de Mithra venu de Perse, s’est répandu au ive et iiie siècles av. J.-C. et se concluait par le sacrifice d’un taureau, le Sol Invictus correspondant à la naissance du jeune dieu solaire, qui était censé surgir d’un rocher ou d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né.

Symboles contemporains et traditions en usage

Dans les sociétés occidentales, il existe plusieurs symboles et traditions de Noël.

Symboles chrétiens

L’Avent

Couronne de l’Avent.


C’est la période liturgique qui englobe les quatre dimanches qui précèdent Noël. Traditionnellement, les chrétiens allument une bougie le premier dimanche, puis une de plus chaque dimanche suivant, symboles de la lumière qui va renaître le soir de Noël.

De cette période est née la tradition du calendrier de l’Avent : cela consiste, dans une grande planche en carton prédécoupée, à ouvrir des petites fenêtres, une par jour depuis le 1er décembre jusqu’à Noël (24 jours). Chaque fenêtre contient une phrase de l’Évangile (version chrétienne), ou une petite confiserie (version païenne).

La messe de minuit
La messe de minuit, le 24 décembre au soir, célèbre la Nativité de Jésus. Traditionnellement elle commençait à minuit ; aujourd’hui elle a lieu de plus en plus souvent en début de soirée.

La Crèche


Crèche.
C’est une mise en scène de la naissance de Jésus telle qu’elle est présentée dans le Nouveau Testament : sur une table, ou à même le sol, on bâtit une étable miniature dans laquelle on dispose des personnages (en terre cuite souvent) représentant les parents de Jésus et les bergers réunis autour du nouveau-né. La première crèche aurait été réalisée par François d’Assise en 1223 à Greccio, en Italie ; il s’agissait alors d’une crèche vivante, c’est-à-dire avec des personnages réels. Depuis le xviiie siècle, la tradition de la crèche s’est perpétuée dans tout le monde catholique, et particulièrement en Provence où des personnages nouveaux ont été ajoutés, les santons, qui représentent les métiers traditionnels ou des scènes de la vie quotidienne de la région. Les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, trois érudits de l’époque de Jésus, sont représentés en route vers cette même étable, mais on ne célèbre leur arrivée qu’à l’Épiphanie.

Traditions et symboles païens

La veillée de Noël

Repas de Noël en Europe du nord au début du XXe siècle dans une famille aisée.
La soirée du 24 décembre qui, pour les catholiques, est coupée par la messe de minuit, est dans la tres grande majorité des cas passée en famille.

Le repas de Noël, avec la dinde de Noël et la bûche de Noël, repas festif du jour de Noël (le 25 décembre). La bûche de Noël est un dessert en forme de petite bûche ; souvent c’est un gâteau roulé recouvert de crème au chocolat, parfois il s’agit d’une glace. Cette bûche rappelle la tradition ancienne de mettre dans le feu une grosse bûche au début de la veillée ; cette bûche avait été choisie pour sa taille et sa qualité car elle devait brûler pendant toute la veillée.

Le Père Noël



Un Père Noël canadien (1875).

Ce personnage allégorique est représenté par un vieil homme barbu chargé d’apporter des cadeaux. Il est entouré de tout un folklore : traîneau volant tiré par des rennes, lettre de demande de cadeaux à son intention, etc. L’image familière du Père Noël, avec sa longue barbe blanche et sa houppelande rouge, son traîneau volant tiré par des rennes et son sac rempli de jouets, est une invention américaine apparue pour la première fois en 1868, dessinée par Thomas Nast pour Harper’s Magazine. Dès l’origine le personnage est habillé soit en vert soit en rouge au gré de la fantaisie des illustrateurs, mais c’est Coca-Cola qui a rendu universel l’habit actuel entièrement rouge et blanc. S’il est inspiré du saint Nicolas chrétien, notamment par ses habits, on peut aussi l’assimiler à Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à la fête de la mi-hiver, jul, en norvégien, (ou « Jol » ou « Midtvintersblot » correspond au solstice d’hiver) et aidait aux travaux de la ferme.

Les cadeaux de Noël

Couverture d’un catalogue offrant des cadeaux de Noël (1904).
Les présents s’échangent le jour de Noël avec les personnes réunies sous le même toit, et dans les jours qui suivent avec la famille et les amis proches. Ces cadeaux sont bien emballés dans des papiers aux motifs colorés. Ils sont ouverts le matin de Noël, ou parfois à la fin de la veillée de Noël. Pour les enfants, ces cadeaux sont essentiellement des jouets, et Noël est la période où les marchands de jouets réalisent l’essentiel de leurs ventes.

Les décorations de Noël

Le sapin de Noël


Présentes, aussi bien à l’intérieur des habitations que dans les rues, elles donnent un air de fête. Elles sont souvent lumineuses pour pouvoir être allumées dès la nuit tombée.

Le sapin de Noël, toujours présent à l’intérieur des habitations, est chargé de décorer et de regrouper les cadeaux de Noël dans les familles. Le premier arbre de Noël serait apparu en Alsace en 1521. En fait la tradition d’un arbre décoré est beaucoup plus ancienne puisque les Celtes décoraient déjà un arbre, symbole de vie au moment du solstice d’hiver. Les Scandinaves faisaient de même pour la fête de Jul, qui avait lieu à peu près à la même date que Noël. L’installation de cet arbre sera d’ailleurs considéré comme une pratique païenne jusqu’au milieu du xxe siècle par l’Église catholique. Au contraire les Protestants l’adopteront dès la Réforme de 1560 comme symbole de l’arbre du paradis. Interdit en URSS dans le cadre de la politique antireligieuse d’Etat, le sapin de Noël est à nouveau autorisé par Staline à partir de 1934, mais à condition d’être dressé désormais pour célébrer le Nouvel An.

Les marchés de Noël

Marché de Noël à Düsseldorf.


Le marché de Noël se compose de petites échoppes habituellement en bois et construites pour l’occasion, qui proposent des petits articles de décoration, des jouets et des cadeaux souvent artisanaux. En France, la tradition des marchés de Noël, vivante dans l’Est (Alsace), s’est répandue dans le reste du pays au cours des années 1990.

Souhaits

Les différentes façons de souhaiter un Joyeux Noël :

En France
Alsacien : Fréliche winorde
Basque : Eguberri On
Breton : Nedeleg laouen
Catalan : Bon Nadal
Corse : Bon Natale
Créole : Jwaïeu Nouel (Guadeloupe), jénwèl (Martinique), zwayé Noèl (Île de la Réunion)
Niçois : Bouòni Calèna
Normand : Bouon Noué
Poitevin-saintongeais : Boune Nàu
Provençal : Bon Nouvé, Nadau ou encore Calèndo (en hommage aux Calendes de janvier romaines, qui désignaient le Jour de l’an)
Ailleurs
Anglais : Merry Christmas
Allemand : Fröhliche Weihnachten
Chinois : 圣诞快乐 (shèng dàn kuài lè)
Cornique : Nedelek lowen
Espagnol : Feliz Navidad
Espéranto : Ĝojan Kristnaskon
Finnois : Hyvää Joulua
Hawaien : Mele Kalikimaka
Hongrois : Boldog karàcsonyt
Italien : Buon Natale
Japonais : メリークリスマース merī kurisumāsu (importé de l’anglais merry christmas) (les ー peuvent être totalement ou partiellement supprimé)
Liban : Milad majid wa aam said !(Noël Béni et Joyeuse année)
Luxembourg : Schéi Chrëstdeeg
Māori : Meri Kirihimete
Monégasque : Festusu Natale
Portugais : Feliz Natal
Islandais : Gledileg Jol
Norvégien : Gledelig Jul
Danois : Glædelig Jul
Suédois : God Jul
Néerlandais : Vrolijk Kerstfeest
Roumain : Crăciun Fericit
Gaélique : Nollaig Shona Dhuit
Bulgare : Tchestito Rojdestvo Hristovo
Slovaque : Veselé Vianoce
Slovène : Srecen Bozie
Tahitien : Ia ora’na no te noere
Tchèque : Veselé vánoce (mais sur les cartes de vœux, on utilise une formule de politesse française sans doute en usage en France au xviiie siècle « Pour Féliciter »)
Polonais : Wesolych Świąt
Russe : Рождеством (rojd yèsst vom)

Aspects sociologiques et économiques

Les cartes de vœux.



Vente de sapins de Noël.

Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent progressivement un caractère profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de l’interprétation religieuse.

Noël devient donc, pour certains, une fête païenne où, généralement, des membres d’une même famille se retrouvent et s’échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel : décoration de son habitation et de l’arbre de Noël (sapin dans les pays froids ou tempérés) ; installation le soir du 24 décembre pour le réveillon de Noël des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l’arbre ; ouverture des cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre ; repas constitué d’une dinde de Noël et se terminant par une bûche de Noël ; etc. Ce rituel se retrouve également à l’échelle d’une population locale avec la décoration des rues et vitrines de magasin des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles, ou en janvier par la galette des rois, qui fête l’arrivée des rois mages auprès de l’enfant Jésus.

Ces traditions sont très largement admises et partagées par la majorité des chrétiens pratiquants qui particularisent leur fête religieuse par l’ajout d’une crèche et, pour les catholiques, la célébration de la Nativité pendant la messe de minuit ; quelques-uns y voient cependant un détournement de la fête de Noël. Déchristianisé, ce jour devient, pour certaines familles, la fête où les parents célèbrent leurs enfants : ils manifestent leur amour par des cadeaux sans raison (contrairement aux anniversaires, fêtes individuelles, etc.).3

D’autres grandes religions connaissent des fêtes où les parents remercient leurs enfants d’exister (par exemple Pourim dans la tradition juive). Mais les instances catholiques expriment depuis longtemps leur désapprobation devant la tournure mercantile que prend cette fête4. Exceptionnellement cette désapprobation a pu prendre des aspects pour le moins spectaculaires, comme le 23 décembre 1951 où une effigie représentant le père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par des paroissiens. On vit alors les forces de gauche mener des manifestations de défense du vieux bonhomme, pourtant symbole de la société de consommation et génie du marketing événementiel. Ce fait divers a largement inspiré la rédaction d’un article de Claude Lévi-Strauss en mars 1952 : Le Père Noël supplicié.

L’achat massif de cadeau de Noël pour Noël a pour effet un pic dans la consommation, notamment sur les secteurs du jouet, du loisir et de la restauration.

En réponse à cette frénésie d’achats, une journée mondiale sans achat, programmée le plus souvent le 25 novembre, est organisée par les adbusters aux fins de dénoncer l’aspect économique de cette fête, et par extension la consommation de masse en général.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 11:01

 

1 septembre 1969 Renversement du roi de la Libye, Idris 1er Un groupe d’officiers libyens ayant à leur tête le colonel Mouammar al-Kadhafi profite du départ du roi Idris 1e pour s’emparer du pouvoir. Seul souverain de la Libye depuis la proclamation d’indépendance de 1951, le roi Idris fut déposé le 1er septembre 1969, alors qu’il était en traitement médical en Turquie, par le jeune capitaine Mouammar Kadhafi et mourut en exil au Caire. Le 4 août 1969, il avait transmis au Sénat une lettre d’abdication en faveur de son neveu et héritier, le prince Hassan Reda, qui avait déjà commencé à exercer la plupart des prérogatives royales. Sa renonciation devait prendre effet début septembre, mais la monarchie fut abolie par le coup d’État de Kadhafi.

1 septembre 1969
Renversement du roi de la Libye, Idris 1er

Un groupe d’officiers libyens ayant à leur tête le colonel Mouammar al-Kadhafi profite du départ du roi Idris 1e pour s’emparer du pouvoir.

Seul souverain de la Libye depuis la proclamation d’indépendance de 1951, le roi Idris fut déposé le 1er septembre 1969, alors qu’il était en traitement médical en Turquie,  par le jeune capitaine Mouammar Kadhafi et mourut en exil au Caire. Le 4 août 1969, il avait transmis au Sénat une lettre d’abdication en faveur de son neveu et héritier, le prince Hassan Reda, qui avait déjà commencé à exercer la plupart des prérogatives royales. Sa renonciation devait prendre effet début septembre, mais la monarchie fut abolie par le coup d’État de Kadhafi.

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 08:20

 

 

 

 

UN CONNAISSEUR DE L'AME HUMAINE

Tout grand poète possède en général une puissance d'expression particulère pour décrire l'un ou l'autre des sentiments de l'âme humaine ; l'un nous fait sentir la force de l'amour de la patrie, l'autre sait exprimer l'émotion qu'il ressent devant un spectacle de la nature, un troisième laisse percer sa tristesse, son sens de la solitude

Mais Shakespeare connaît tous les secrets de l'âme . Il décrit avec la même maîtrise les passions les plus sombres et les sentiments les plus purs, la joie de vivre et le désespoir le plus profond, la haine, le désir de vengeance, l'orgueil, l'appel du bien et de l'amour  Il a exprimé avec la même efficacité ce que disent ou pensent le sage et l'analphabète, le soldat vulgaire et vil ou le chef militaire illustre, l'homme qui s'apprête à tuer et le père affectueux, l'ivrogne qui bat sa femme ou l'homme qui parle à celle qu'il aime . Il a écrit les tragédies les plus noires et mis en scène les situations les plus comiques, tout cela dans la langue la plus vive, la plus spontanée, la plus colorée .

William Shakespeare fut un parfait connaisseur de l'âme humaine, un artiste du verbe, en même temps qu'un poète et un génie dont la grandeur honore aussi bien l'Angleterre, son pays, que l'humanité tout entière .

 

UNE VIE TRANQUILLE

Après avoir étudié l'oeuvre de Shakespeare, on pourrait s'attendre à ce que celui-ci ait eu une personnalité complexe, et croire que sa vie ait été remplie des expériences les plus variées . Il n'en est rien . Les rares connaissances que nous possédons sur lui nous permettent de l'imaginer homme essentiellement méthodique, menant une vie tranquille de bourgeois, soucieux de se préparer une vieillesse heureuse .

Probablement né le 23 avril 1564 à Stratford-on-Avon, dans le comté de Warwick, Shakespeare eut peut-être des ancêtres nobles (son nom signifie : "brise-lance"), mais son père semble avoir exercé le métier de boucher ; William était le troisième de ses huit enfants . A cette époque, les persécutions contre les catholiques avaient commencé en Angleterre ; or les Shakespeare étaient sans doute catholiques, ce qui expliquerait les graves ennuis financiers du père de William dont la famille ne vivait pas dans l'opulence .

Vers l'âge de 18 ans, Shakespeare épousa une femme qui avait huit ans de plus que lui . Il eut bientôt une fille, puis des jumeaux : un garçon et une fille . A partir de 1588, il est à Londres où il débute dans le théâtre . Son apprentissage est rapide car, 4 ans après, on parle de lui comme d'un acteur plein de talent et d'un conteur très apprécié . Il prolonge son séjour jusqu'en 1592 . En 1594, on le retrouve à Londres, tandis qu'il a installé sa famille dans une belle résidence, la "New Place" .

 

Il avait 28 ans à peine quand il publia ses premières oeuvres : le succès ne se fit point attendre, et son activité littéraire se poursuivit sans interruption ; pendant une vingtaine d'années, il écrivit en moyenne deux oeuvres par an ; parfois aussi il prenait part à leur représentation et jouait lui-même sur scène . Toutefois, le théâtre anglais connut dans les années 1593/1594 une période de crise, en raison d'un épidémie de peste . Shakespeare fit vraissemblablement à cette époque un voyage en Italie, et il est à peu près certain qu'il connut le français et l'italien . Telles sont les péripéties de sa vie . Le reste du temps, il cherchait à se procurer, par son talent, de quoi vivre et relever le niveau de vie de sa famille . Les quelques rares documentations autographes que nous possédons de luis sont des contrats signés et des papiers de loi ; il acheta en effet quelques actions du "Globe Theatre", l'une des salles où ses oeuvres étaint jouées, une maison à Londres, une autre à la campagne, et une petite propriété dans sa ville natale, auquel il était très attaché et où il aimait à se rendre . Vers 1612, il quitta définitivement Londres et le théâtre, et retourna dans le comté de Warwick . Ses dernières années se passèrent dans le calme et l'aisance, en compagnie de sa femme et de ses deux filles (son fils était mort quelques années plus tôt) ; Shakespeare mourut  probablement le 23 avril 1616 . Nulle cérémonie n'accompagna son enterrement  à l'église paroissiale (dans nmbre de ses oeuvres il avait ironisé sur l'hypocrisie de certaines manifestations) . Une épitaphe, sans doute dictée par lui, laisse entendre qu'il n'eut qu'un désir : être tranquille à jamais .

SES OEUVRES PRINCIPALES

 

  • Macbeth
  • Othello
  • Roméo et Juliette
  • Hamlet
  • Le Songe d'une nuit d'été
  • Le Roi Lear
  • Richard III
  • Antoine et Cléopâtre

 

QUELQUES CITATIONS

Souffle, souffle vent d'hiver ; tu n'es pas si cruel que l'ingratitude de l'homme

Je tiens ce monde pour ce qu'il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle

Ceux qui flattent le roi, l'abusent car la flatterie est le soufflet qui fait monter la flamme du péché

Demain, et demain, et demain ! C'est ainsi que, à petits pas, nous nous glissons de jour en jour jusqu'à la dernière syllabe du temps inscrit sur le livre de notre destinée

Dès que nous naissons, nous pleurons d'être venus sur ce grand théâtre de fous !

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 08:19

 

UN DETACHEMENT TOTAL

Vers la fin du VIe siècle av J.C, une grande nouvelle se répandit dans l'Inde : un être avait dépassé le stade de la douleur . Parce qu'il avait trouvé la "lumière", on l'appela Bouddha, ce qui veut dire l'Illuminé . Il avait trente-cinq ans ; c'était un prince devenu ascète .

Bouddha allait de village en village, entouré d'une foule toujours plus nombreuse à qui il faisait part du résultat de ses méditations . Tous les êtres qu'il croisait étaient impressionnés par son visage, ses gestes, sa façon de parler ; un léger sourire, un peu ironique et enfantin, illuminait toujours son expression impénétrable qui reflétait la force et la sérénité, tandis que ses yeux, constamment baissés, témoignaient d'une grande modestie . Rien en lui n'indiquait une hâte, une agitation ou un désir mais, au contraire, tout exprimait le don de soi et la compréhension .

Les ascètes aspiraient à ce détachement total incarné par Bouddha . Celui-ci n'infligeait aucune pénitence à ses fidèles . Il leur disait simplement comment atteindre la paix du coeur, tout en respectant les exigences de la condition humaine (voie moyenne) .

"L'origine de la transmigration des êtres, disait Bouddha, se perd dans le passé . Impossible de découvrir un commencement à partir duquel les êtres, plongés dans l'ignorance, enchaînés par la soif de l'existence, ont erré de renaissance en renaissance" .

La vie n'est que douleur, et la plus grande joie pour l'homme serait de ne jamais renaître . Pour arriver à cela, il faut, à chaque réincarnation, tendre davantage vers la perfection . L'individu, enfin parfait, qui aura vaincu le désir, rentrera alors dans le Nirvana, "la fin des renaissances", où il ne fera qu'un avec l'Esprit universel .

On ne saurait, à proprement parler, appeler le bouddhisme une "religion" si l'on veut conservr à ce terme la significaton qu'il a en Occident . Il n'y a pas, en effet, de dieu dans le bouddhisme et c'est là un de ses aspects les plus particuliers . Le bouddhisme fut d'abord une secte, puis une doctrine dont Bouddha fut le fondateur .

 

UNE VIE CONSACREE A UN IDEAL

Selon cette doctrine, la vie terrestre de Boudhha avait été précédée de nombreuses autres existences, au cours desquelles il avait accumulé des mérites en pratiquant la compassion . Grâce à ces mérites, il pouvait atteindre sa dernière existence, l'"Eveil" et la "délivrance" du Nirvana .

Tous les récits concernant la première partie de la vie de Bouddha sont empreints de merveilleux ; cependant, les éléments qui se retrouvent dans toutes les sources, même les plus anciennes, peuvent être considérés comme certains .

Sidharta Gautama, fils du roi Sluddhodana (descendant de la noble lignée des Câkyas), naquit en 567 environ av J.C, à Kapilavastu, dans le Népal actuel .Il eut la vie des hommes qui tentèrent de communiquer aux autres leur sagesse, abandonnant toutes leurs richesses, cherchant à transmettre leur foi .

En effet, Gautama, ou Câkya-Mouni (le sage des Câkyas), vécut d'abord dans le luxe du palais paternel, se maria et eut un enfant . Cependant, commençant à réfléchir sur la condition humaine, il souffrit de voir autour de lui tant de douleurs et décida de se consacrer aux autres : il avait vingt-neuf ans .

Abandonnant sa famille, il devint moine et vécut d'aumônes . Il étudia, mais les savants ne lui apportant pas ce qu'il désirait, il se joignit aux ascètes . Durant des années, il réfléchit et s'infligea de douloureuses pénitences, sans toutefois parvenir à la vérité . Un jour qu'il était assis, seul, plongé dans ses pensées au pied d'un figuier, il se fit solennellement cette déclaration : 'Dût mon corps se déssécher, tant que je n'aurai pas pénétré la science suprême, je ne bourgerai pas d'ici !" .

Il se plongea alors dans une méditation et, une nuit, l'illumination" libératrice lui ouvrit les yeux .

 

DE NOMBREUX DISCIPLES

 

D'ermite, il devint prédicateur . Il se dirigea tout d'abord vers Bénarès pour rejoindre des moines qu'il avait quittés quelques mois auparavant ; il leur parla de la "Voie moyenne", des "Quatre Saintes Vérités" et de la "Noble Octuple Voie" (huit vérités faisant partie de la quatrième) .

Bientôt, tous les prêtres, des anachorètes, de riches marchands quittèrent leur maison pour se joindre à ce moine, qui possédait pour toute richesse matérielle une tunique et un bol où il recueillait les quelques légumes de son unique repas journalier . Entouré de ses disciples, Bouddha allait dans les villes et les villages, réconfortant les malheureux, exhortant tous les hommes à vivre avec droiture, leur dévoilant la vérité . Il avait plus de quatre-vingts ans quand il mourut .

Câkya-Mouni n'a rien écrit . Jamais, il n'a prétendu à une origine divine ou surnaturelle . Après sa mort, ses disciples ne lui vouèrent qu'un culte de reconnaissance et de respect qui, peu à peu, avec le temps se changea en adoration . Au cours des siècles, ses disciples estimèrent qu'il était nécessaire d'unifier ses doctrines et ses dogmes .

Câkay-Mouni, qui était l'ennemi des dieux, des sacrifices et de la prière, eut alors des sacrifices, des prières, des images et des temples et fut l'objet d'un véritable culte .

La Roue de la Doctrine

 

Bouddha a résumé sa doctrine en quatre principes ou Saintes Vérités.

1) La douleur est universelle

2) La cause de la douleur émane des désirs égoïstes

3) En supprimant les désirs on détruit la douleur

4) Afin de ne plus avoir de désirs, il faut avancer dans la "Voie moyenne suivant l'Octuple Voie"

 

Le symbole du bouddhisme est la Roue de la Doctrine . Les huits rayons représentent les huit sentiers qui permettent d'arriver au Nirvana ; Ce sont :

1) La pureté de foi

2) La pureté de volonté

3) La pureté d'action

4) La pureté de langage

5) La pureté de vie

6) La pureté d'application

7) La pureté du souvenir

8) La pureté de la méditation

 

Les disciples de Boudhha précisèrent la signification du troisième et du quatrième sentier en formulant les "Cinq interdictions"

 

1) Ne pas tuer

2) Ne pas voler

3) Ne pas commettre d'actes impurs

4) Ne pas mentir

5) Ne pas boire de boissons enivrantes

 

Boudhha ne se fit jamais passer pour un dieu ; pourtant son enseignement toucha de nombreux êtres .

 

PAROLES ATTRIBUES A BOUDDHA

 

Celui qui a compris que toute chose est périssable ne craint plus la douleur .

Celui qui a renoncé à tout bien, éloigné les tentations, renoncé aux désirs, est le plus grand des hommes .

Il est difficile d'apprendre à se dominer, mais celui qui en est capable aidera les autres, par son exemple, à y parvenir .

Les actes mauvais et dangereux pour nous-mêmes sont faciles à accomplir . Il est difficile de faire ce qui est bon et utile .

L'homme vertueux, intelligent, juste, sincère et qui s'occupe de ses affaires est aimé du monde entier .

La haine ne peut mettre fin à la haine . L'amour oui : c'est d'ailleurs une vieille règle .

Des paroles blessantes et coléreuses retomberont sur toi . Ne parle à personne méchamment, car on te répondra sur le même ton .

Celui qui vénère les vieillards verra augmenterj son bonheur, sa force et sa beauté .

Celui qui fait le mal pleure dans ce monde...et pleurera dans l'autre .

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 12:34

 

Fichier:Portrait of Stalin in 1936.gif

 

La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique . Staline

 

En 1945, on fête la victoire à Moscou sur l'Allemagne Nazi et après 20 ans de pouvoir personnel, Staline est au sommet de sa gloire .

Un poète écrit : " Staline, tu es plus haut que les hauts espaces célestes et seules tes pensées sont plus hautes que toi . Ton esprit est plus lumineux que le soleil "

On appelle Staline, "Le petit père des peuples", il incarne dans le monde entier, l'espoir d'une société plus juste, il est l'idole de centaines de millions de personnes . En France aussi, on chante ses louanges !

Pourtant Staline est l'un des plus grands criminels de l'histoire . Il a massacré son propre peuple avec une brutalité illimitée au nom de l'Unité de l'Etat et cela sans pitié . Il a crée les goulags et réduit en esclavage 18 millions de personnes . Il disait " Il faut trancher les membres nuisibles du parti pour le préserver de la maladie et de l'infection" . Il a provoqué sans état d'âme des famines qui ont fait 7 millions de morts . Il a sacrifié sa famille à son propre pouvoir .

"Un vrai bolchevik ne devrait pas avoir de famille" disait-il .

**********

Fils d'un petit artisan, il devint un des hommes les plus puissants de la planète . Lui, qui prétendait faire le bonheur de son peuple est devenu à force de mégalomanie et de fanatisme l'un des dictateurs les plus sanglants de l'humanité .

En janvier 1924, dans les rues de Moscou, Lenine, le père de la révolution vient de mourir et son corps porté par les chefs défile parmi les bolcheviks . Staline a alors 46 ans, il fait partie de la foule . Il est secrétaire du parti communiste, un poste qui est pour lui sans intérêt . Ses camarades ne savent pas encore qu'il va succèder à Lénine et que dans 10 ans, beaucoup d'entre eux seront arrêtés et exécutés . Pour eux, il est médiocre et insignifiant . L'un d'entre eux prétend même qu'ils pourront éliminer Staline si celui-ci voulait prendre de grands airs .

Staline, de son vrai nom Iossif Vissarionovitch Djougachvili, est né en 1878 du temps des tsars, un régime monarchique fondé sur l'inégalité et la soumission au souverain . Il avait eu une enfance misérable avec un père alcoolique et violent . Elevé par les moines orthodoxes, il a basculé très tôt dans la lutte contre le tsar . Puis, il prit le nom de Staline (l'homme d'acier) . En 1917, il a participé avec Lénine à la révolution des bolcheviks qui a renversé le tsar, qui a aboli les privilèges, donné le pouvoir au peuple . La mort de Lénine est pour lui une occasion . Lui, qui voulait prendre le pouvoir même s'il restait dans l'ombre et jouait son propre jeu, se sent peu à peu successeur .

En 1924, il arrive à écarter Trotski en maniant la politique avant de l'exiler vers le Kazakhstan . En quelques semaines, Staline réussit à prendre le pouvoir et s'installe dans la citadelle du Kremlin, dans l'ancienne demeure des tsars . C'est là qu'il va diriger le plus grand pays de la planète, l'URSS en voulant aller plus loin que Lénine .

"Nous, les bolcheviks nous sommes d'une race spéciale et je ne veux pas d'un personnel qui ne vaut pas un clou . Je suis prêt à consacrer à la classe ouvrière toute ma force et chaque goutte de mon sang" dirat-il .

Il supprime toutes les traces de la vieille Russie que la révolution avait épargnée . Il dit que la religion est contraire aux intérêts du peuple . Dans toutes les églises, il fait décrocher les vieilles icônes orthodoxes avant de les détruire . Tout cela pour nourrir un projet radical, c'est-à-dire réaliser le communisme sans riches ni pauvres où chaque personne aura la même chance à la naissance .

"La vieille Russie a toujours été battue à cause de son retard . Ralentir le rythme signifie être à la traîne et les traînards seront battus" dira-t-il .

Il lance des projets : Grattes-ciels, métros, barrages, centrales électriques..Il veut moderniser la Russie pour qu'elle devienne le paradis des travailleurs, sans chômage . Staline devient le guide éclairé des communistes . Son portrait est partout jusque dans les salles à manger !

Il écrira, sur son livre biographique mais légèrement modifié à l'image d'un héros :

"Staline est le plus grand capitaine de tous les temps et de tous les peuples" .

Il vit enfermé, dans son bureau et cache sa vie privée . Marié à Nadia, une ancienne camarade de lutte de 20 ans sa cadette, il est le père de ses 2 enfants. Il aura une préférence pour sa fille voire une fascination . Son pouvoir n'est pas une réussite car en multipliant les projets industriels, il sacrifie la vie quotidienne du peuple russe . Les familles doivent s'entasser dans des petits logements réquisitionnés car la population augmente mais les constructions ne suivent pas le rythme . La pauvreté, au début des années 30 est flagrante dans les rues . Beaucoup d'individus fouillent dans les poubelles même d'anciens aristocrates, d'anciens professeurs réputés du temps des tsars . Des enfants livrés à eux-même, marchent seuls sur les trottoirs . Les vitrines des magasins sont quasiment vides et des foules attendent en faisant la queue sans pouvoir, pour la plupart du temps acheter de la marchandise . Staline ne veut rien entendre et dit que si sa politique est en déclin, c'est à cause d'un sabotage . Il cherche des coupables chez les responsables de l'économie . Il invente en 1930, le "procès politique" . Les accusés sont des scientifiques, des ingénieurs, des hauts fonctionnaires compétents mais Staline les accuse d'avoir saboté l'économie soviétique . Pour que le procès soit valable, les accusés doivent reconnaître leurs erreurs . C'est facile pour Staline car ils ont été torturés pendant des semaines et affaiblis, ils n'auront pas le choix !

Le verdict par un procureur embarrassé et contraint de le faire : "10 ans de prison" .

Même avec sa famille, Staline devient glacial, tyrannique . Après la tentative de suicide de son fils, il ne montrera aucune compassion à son égard : "Et dire qu'il n'a même pas pu viser juste, je n'ai plus rien à avoir en commun avec lui !".

Sa femme, lors d'une dispute dira : "Tu es un bourreau, tu tourmentes ton fils, ta femme, le peuple russe et il est impossible de vivre avec toi !" . Fatiguée de 14 ans de vie commune avec Staline, elle mettra fin à ses jours en 1932 d'une balle dans le coeur . Staline dira :" Elle m'a abandonné comme un ennemi, elle a brisé ma vie" . La vérité sur la mort de son épouse restera cachée pendant 60 ans . On dira qu'elle est décédée suite à une maladie .

Il devient impitoyable envers son peuple, surtout vis-à-vis des paysans qui refusent de céder leurs terres à l'Etat . Des  policiers feront ce qu'ils veulent, réquisitionneront les récoltes . Leur mission : Détruire ceux qui se mettent en travers  de la politique de Staline . Tout sera permis : Viols, tortures, assassinats .

En 1933, c'est une tragédie en Ukraine . Les paysans n'ont rien à manger et les cadavres sont ramassés et empilés dans les wagons des trains . Staline leur interdit de quitter l'Ukraine pour aller s'installer en ville . En toute conscience, il condamne à la mort 5 millions de personnes dont la moitié d'enfants !

Tout devient mensonge, tout doit paraître beau aux yeux des autres, tout est contrôlé par Staline . Des milliers et des milliers d'hommes et d'enfants sont embarqués vers des destinations inconnues..enfin vers des goulags . Leurs péchés ? Ils sont accusés (en apparence) d'être ennemis du parti politique communiste de Staline . Ils deviennent esclaves...300 000 prisonniers ont creusé le canal Staline (200 km) à la pioche pour rien car ce canal n'a pas été creusé assez profond pour que les bateaux l'utilisent !

Quelques jours avant la dernière guerre mondiale, il signe un pacte de non-agression avec un envoyé d'Hittler..cela lui donne un répit . Pendant la guerre, le pacte lui permet d'acquérir des territoires, par exemple la Pologne . Il se croit à l'abri mais Hittler a un but :" Détruire l'URSS". C'est le plan Barbarossa, une des plus grandes opérations militaires de l'histoire . Hittler déploie des soldats . Staline dira :"Vous avez une grosse tête et une petite cervelle . Jamais l'Allemagne ne détruira l'Union Soviétique !" .

Le 22 juin 1941, l'invasion commence avec 3 millions de soldats allemands . Le peuple russe attend la réaction de Staline en vain . Celui-ci est au Kremlin, anéanti et sans vouloir admettre sa culpabilité . Il donne des ordres aux soldats :" Fusillez les trouillards et les paniquards !".

Les allemands vonf finir par capturer 200 000 soldats russes à Kiev . Un record ! En octobre 1941, Hittler a presque gagné son pari . La capitale est bombardée si bien que Staline se réfugie dans le métro et y fait des discours .

Cependant en novembre 1941, sur la place de Moscou devant son armée, il dira : "Mort à l'Allemagne !".

Deux millions de soldats mouront à Stalingrad si bien que Staline laissera sagement le soin à l'état-major Joukov de mener la bataille . Celui-ci veut pièger les allemands dans la ville : 300 000 soldats allemands finiront par se rendre plusieurs semaines plus tard . Pour Staline, c'est un miracle . Il lancera pour les deux prochaines années, la contre-offensive héroïque des soldats russes contre l'Allemagne . Aux yeux des alliés, Staline devient un héros et l'URSS, une super puissance .

En 1945, Staline décide de détruire Berlin, et l'Allemagne capitulera le 8 mai 1945 . C'est la fin de la guerre . La domination de Staline d'une partie de l'Europe de l'Est est conclue . Pour le peuple russe,  les crimes de Staline sont de vieux souvenirs mais il se trompe . Staline a une santé fragile, des trous de mémoire . Il est seul, délaissé par sa famille, devient instable psychologiquement et antisémite peut-être par rapport au mariage de sa fille avec un juif . Deux millions de prisonniers dont beaucoup de juifs remplissent les goulags .

En 1949, Staline a 70 ans. On lui envoie des cadeaux au Kremlin, il est vénéré par les alliés car ses manigances sont passées sous silence . D'ailleurs, le gratin communiste mondial est convié, le 16 décembre 1949, notamment Mao Tse Toung . Le comble de l'horreur est qu'une petite fille lisant un poème à Staline ignore que sa mère s'est fait fusillée sous ses ordres quelques années plus tôt !

Plus tard, Staline pensera en regardant son peuple : "Sans moi, vous êtes aveugles, des petits chats . Vous ne voyez pas l'ennemi . Le pays moura car vous ne savez pas reconnaître l'ennemi" .

Le 4 mars 1953, il meurt en laissant derrière lui, son génocide et ses manigances .

 

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 09:01

 

Si vous allez en vacances sur la Côte d'Azur, vous vous aventurez un peu au-delà de Vintimille, la ville frontière italienne, et vous trouverez, à pic sur la mer, une grande muraille rocheuse : les "Escarpements rouges" .

Franchissant ces parois, vous accèderez, à quelques mètres au-dessus de niveau de la mer, à de grandes cavernes : les "maisons" des hommes primitifs ;

Durant des milliers et des milliers d'années, personne n'y était entré . Les pierres tombées de la voûte, la boue et les sable apportés par la mer les avaient presque entièrement comblées ; des arbres et des buissons ayant poussé sur la plage, toutes les entrées en étaient dissimulées .

Fichier:Albert I of Monaco.png

Albert 1er de Monaco

C'est seulement à la fin du 19ème siècle que le prince Albert 1er de Monaco, s'intéressant à l'histoire des peuples très anciens, entreprit dans ces grottes des recherches importantes . Il y découvrit des merveilles : foyers, armes, outils de pierre taillée, dents et os d'animaux, colliers et ornements en coquillage . Mais, chose plus extraordinaire encore, il trouva dans l'une de ces grottes des squelettes d'hommes très anciens ; en réalité il avait pénétré dans une "caverne-cimetière" . On découvrit même les squelettes enlacés d'une vieille femme et d'un enfant ; peut-être s'agissait-il d'une grand-mère et de son petit-fils ? Une quantité de coquillages les entourait, révélant ainsi comment les très anciens habitants des "Escarpements rouges" ornaient leur modeste cimetière .

Dès lors, pour nous, hommes du XXIème siècle, la preuve était faite : une tribu d'hommes primitifs avait vécu, il y a une centaine de milliers d'années, dans cette partie de la Côte ligure .

Aurochs représentés dans la grotte de Lascaux

Les découvertes faites dans ces cavernes ainsi qu'en d'autres parties du monde (notamment en France, à Lascaux, en Dordogne, où il existe des peintures préhistoriques de plus de 600 figures d'animaux) nous apportent une documentation fort intéressante .

Les premiers repas se composaient de plantes, de feuilles, de racines et de tubercules . Pour les récolter, les hommes primitifs, munis d'un panier grossier ou d'un sac de peau, parcouraient les bois situés autour de leurs cavernes .

DES CHASSEURS AUDACIEUX

Récolter les aliments végétaux était relativement aisé, mais pour se procurer de la viande, il fallait abattre des animaux sauvages, ce qui était difficile et dangereux . Les armes et les pièges les plus efficaces devinrent alors nécessaires à l'homme . Il se fit chasseur pour trouver sa subsistance .

Pour tuer un animal gros et dangereux, il fallait être plusieurs . Les chasseurs s'enduisaient le corps d'argile, prenant alors la couleur même du sol; ainsi camouflés ils pouvaient espèrer attaquer l'animal par surprise .

Un jour, un homme de l'âge de pierre vit des animaux lécher avidemment des rochers couverts de petits cristaux blancs et brillants . Il voulut y goûter, lui aussi, et leur trouva un goût nouveau et fort ; c'était le sel . Dès lors, les hommes essayèrent d'en répandre un peu sur leurs aliments et les trouvèrent plus savoureux .

Il se passa sûrement des milliers d'années avant que l'homme ne découvrit une arme pour frapper les volatiles . Enfin, il eut l'idée de confectionner un arc, fait d'une simpe tresse de boyau séché, tendue sur une branche flexible de noisetier, et des flèches, faites d'un jonc garni à une extrémité d'un éclat de pierre bien taillé .

Avant de faire cuire la viande provenant de boeuf, de cheval sauvage ou d'ours, il fallait la battre afin de l'attendrir . On se servait pour cela d'un instrument fait d'une vertèbre de boeuf attachée à l'extrémité d'un manche en bois .

Ensuite, on coupait la viande en morceaux avec une scie de pierre taillée, ou un couteau rudimentaire : éclat de silex emmanché dans une corne de cerf .

LA BOISSON

Les hommes primitifs durent résoudre le grave problème du transport de l'eau . Avant de découvrir un récipient capable de la contenir, ils devaient, chaque fois qu'ils voulaient boire, sortir de leur caverne et se rendre à la source ou au ruisseau . Le creux de la main fut cependant longtemps l'unique récipient capable de contenir de l'eau . Puis vint l'idée d'utiliser des feuilles résistantes, des cornes évidées, ou des coquillages . Par la suite, des hommes enduisirent de résine et d'argile des paniers d'osier ; d'autres apprirent à fabriquer des vases faits uniquement de terre glaise .

 

 

LA RECOLTE DU MIEL

On trouvait au creux des arbres des rayons garnis de miel . Les hommes emportaient avec eux un panier contenant de la braise ; lorsqu'ils arrivaient près de l'arbre où se trouvait la ruche, ils posaient sur la braise des feuilles humides et de la mousse . L'âcre fumée qui s'en dégageait faisait fuir les abeilles et ils n'avaient plus qu'à enlever rapidement les rayons chargés de miel . Ils partaient alors en courant avec leur butin avant qu'elles aient pu les rattraper et les piquer .

Les abeilles et les hommes

 

 

 

 

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 07:17

 

Fichier:Joachim von Sandrart 001.jpg

Il y a des centaines de milliers d'années, lorsqu'un homme armé d'un bâton ou d'une pierre apercevait une bête, il  la poursuivait et s'efforçait de la tuer : cela signifiait pour lui nourriture et survie . Ainsi naquit la chasse, aux premiers temps de l'histoire de l'humanité .

N'ayant pas encore d'outils pour cultiver la terre, l'homme se nourrissait exclusivement de la chair des animaux qu'il tuait, de fruits sauvages, de baies, de racines . Peu à peu, il se rendit compte que la chasse lui offrait le plaisir de la lutte et l'attrait du danger . Il se mit alors à tuer "par sport", comme nous dirions aujourd'hui .

Les bas-reliefs découverts par les archéologues dans les ruines des antiques cités assyriennes et babyloniennes nous font revivre des scènes de chasse en char, à cheval, à pied . En effet, les Assyriens excellaient à poursuivre les animaux à bord de chars tirés par des chevaux .

Les Gaulois étaient aussi de grands chasseurs, faisant résonner de leurs clameurs les forêts de leur pays .

 

Les romains également aimaient la chasse : à l'époque impériale, la chasse au lion, en Afrique, était le divertissement préféré des riches . Ils y consacraient des sommes énormes, enrôlant des centaines d'assistants . Les massacres étaient si importants que les empereurs durent les interdire, s'en réservant toutefois le droit exclusif .

La chasse devint au Moyen Age, le passe-temps habituel des nobles . Les seigneurs ont leurs "maîtres de chasse" . Une bande de chasseurs professionnels les escorte et les aide au cours des battues . On commence alors à accorder une grande attention à l'élégance de la chasse et à l'intelligence avec laquelle elle est menée . Demandant beaucoup d'habileté, le tir à l'arc est très apprécié . Plus la difficulté est grande (poursuite des bêtes rapides : cerf, chevreuil, daim ou lièvre), plus le plaisir est intense . La chasse au faucon devient classique, les dames même y prennent part, les hommes se réservant les gibiers les plus dangereux : ours, sanglier, loup...

Entre le XVIIe et le XVIIIe siècles, l'apparition du fusil révolutionne la chasse . Il s'agit tout d'abord des gros fusils à pierre, incommodes et d'utilité restreinte ; puis les armes se perfectionnent peu à peu jusqu'au XIXe siècle, où l'invention du chargement dans la culasse permet la fabrication de la cartouche, composée d'un étui renfermant amorce, poudre et balle, que l'on introduit directement dans le canon . La première cartouche de ce type est celle qui est destinée au fusil de chasse construit par Lefaucheux en 1832 . Depuis lors, d'incessants progrès ont permis d'aboutir aux fusils modernes à répétition, semi-automatiques, permettant de tirer plusieurs fois sans avoir à les recharger .

 

 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 09:43

 

Voici un article intéressant paru en 1938 (semaine du 16 au 22 décembre 1938) . Beaucoup de questions se posaient en France pour l'année 1939..et les voyants de l'époque faisaient leurs prédictions !

*********

LES PREVISIONS POUR 1939

Année placée sous la catastrophique influence de la Lune et de Mars.....ont dit les astres à Dom Néroman

Année placée sous la bienfaisante influence du Soleil et de Vénus....ont dit les lignes de la main de Mme fraya

 

Qui a raison ?

 

Les derniers jours de 1938 sont si remplis que, pour un peu, on en oublierait de s'inquiéter de ceux qui vont suivre . La tradition, pourtant, veut que l'on consulte avant Noël les devins et les chiromanciennes sur les vertus de la prochaine année . Nous avons donc demandé à deux des plus éminents spécialistes ce que disaient les astres et les lignes de la main .

Hitler "actionné" par le ciel !

Nous voici d'abord installé chez Dom Néroman, parmi les "triangles d'or", les diplômes officiels du Collège Astrologique de france dont il est président .

- Mauvaise année, très floue, très capricieuse, entièrement soumise à la déplorable influence de la Lune ! cette déplorable influence se manifestera, selon Dom Néroman, dès le 5 janvier . En effet :

"Ce jour-là, Hitler sera très "actionné" par le ciel et éclairera le monde sur les projets qu'il réalisera sans doute au printemps .

"Peu de temps après, un grand écoeurement naîtra d'intrigues parlementaires, puis je vois une tension entre le pouvoir qui conduira sans doute à des troubles .

"Légère détente en août, mais rechute en septembre . L'autorité faiblit, la démagogie triomphe . Avec l'éclipse de Soleil d'octobre : puissant mouvement en faveur de la paix, venu de Paris et qui aura sans doute ses martyrs . Le régime sera ébranlé . Mais il n'en moura pas puisqu'il ne doit mourir qu'en été .

 

Mme Fraya vit près du Trocadéro, dans un délicieux hôtel particulier, rempli de meubles charmants sur lesquels ne traînent que les quelques revues métapsychiques propres à donner du sérieux aux légers guéridons Louis XV . Mme Fraya, l'an dernier, a prévu que la paix ne tiendrait qu'à un fil mais serait sauvée .

"je n'ai vu que très peu de morts violentes, donc, il n'y aura pas la guerre . D'ailleurs, 1939 sera sous l'influence de Vénus et du Soleil, en ce qui concerne la France . Elle verra donc le réveil du sentiment national, du goût de la dignité, du travail désintéressé " .

Esprit religieux

Mme Fraya escompte un renouveau de prestige pour notre pays et un notable accroissement de l'esprit religieux .

"Le spirituel va reprendre sa place . Je vois même une grande lumière au printemps .

"Il se prépare de grandes découvertes"

On découvrira même nous dit la devineresse, des maladies bizarres, d'origine nerveuse . Mais ces petits désagréments seront largement compensés par les nouvelles victoires du féminisme :

- "Les femmes joueront cette année un rôle exceptionnellement important . Elles collaboreront avec une intelligence surprenante à l'apaisement et à la prospérité de la France .

 

 

 

Mme Fraya dans son cabinet de consultations .

biographie de Mme fraya

 

 

 

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 09:17

Fichier:Bundesarchiv Bild 183-S13651, Fritz Haber.jpg

Fritz Haber (Nobel de chimie 1918) doit sa gloire à la synthèse de l'ammoniac à partir de l'azote atmosphérique, ce qui permet de fabriquer des engrais, donc de juguler la faim dans le monde. Mais cet homme est aussi l'initiateur de la guerre chimique et l'inventeur du funeste Zyklon B.

Prix Nobel de chimie en 1918

Il commence ses études au prestigieux St. Elisabeth Gymnasium de Breslau, où l'on dispense une instruction classique de haut niveau, et finit par un doctorat en chimie organique en 1891.

 

Appareil de laboratoire pour synthétiser l'ammoniac (1909)

 Jusqu'en 1911, il développe le procédé Haber, un procédé de formation catalytique de l'ammoniac à partir d'hydrogène et d'azote dans des conditions de haute température et haute pression, que BASF adoptera en 1909. Il devient riche et influent. En 1914, il est l'un des signataires du Manifeste des 93 : ce document, publié en Allemagne dans La Revue Scientifique le 4 octobre 1914 en réaction au repli allemand lors de la bataille de la Marne, soutenait la politique guerrière du Reich et de son Kaiser. Il obtient la médaille Liebig en 1914. Pendant la Première Guerre mondiale, il travaille activement à la mise au point d'armes chimiques et l'emploi du chlore comme gaz de combat (« vagues dérivantes ») reçoit l'accord de l'état-major allemand .

 

L'arme chimique :
Dès la première bataille de la Marne en septembre 1914, certains généraux allemands savent que la victoire sur le front occidental sera difficile. Ce qui aurait dû être une simple promenade pour les troupes du Kaiser, était en fait une guerre de tranchées, où les soldats s'embourbaient. Le chef d'état major, Erich von Falkenhayn, charge donc Walther Nernst d'une recherche sur les gaz irritants et lacrymogènes pour obliger les soldats alliés à quitter leurs positions et pratiquer la guerre ouverte. Nernst échoue, et Fritz Haber s'offre pour prendre sa suite. Il s'agit cependant d'une question délicate : deux Traités signés à la Haye en 1899 et en 1907, ratifiés ensuite par l'Allemagne, proscrivaient formellement l'usage des gaz de combat. Le premier texte stipulait que " les puissances signataires s'accordent pour s'abstenir d'utiliser tout projectile dont le seul but est la diffusion de gaz asphyxiants ou délétères ", et le deuxième interdisait l'usage des poisons et des armes toxiques en temps de guerre. Les gaz lacrymogènes faiblement concentrés, donc non mortels, seraient-ils également prohibés ? Quoi qu'il en soit, les Français lancent les premiers ce genre de produit sur les Allemands.
Le mois suivant, un test avec des obus chargés de gaz lacrymogène montre qu'ils sont inefficaces. Falkenhayn prend alors la responsabilité de couvrir la fabrication des poisons de guerre. Une intervention personnelle du kaiser impose à une hiérarchie militaire hostile d'élever Haber au grade de capitaine, sans commandement, bien sûr. Malgré cette restriction, l'intéressé jubile : cette récompense sans précédent pour un savant né juif le remplit d'une grande fierté.
Le chlore devient alors la pièce maîtresse : il peut être produit en grande quantité dans l'industrie des colorants. Gaz lourd, il ne s'envole que lentement lorsqu'il est répandu sur le sol, donnant ainsi le temps au vent de l'emporter vers la cible choisie. Falkenhayn comprend vite l'intérêt de cette procédure qui contourne l'interdiction de l'usage des " projectiles ". Y a-t-il quelqu'un d'assez stupide pour ne pas voir qu'un gaz versé par terre n'est pas transporté par projectile ?
Haber organise aussitôt une équipe avec Walther Nernst et quelques futurs prix Nobel, citons parmi eux James Franck (physique, 1925), Gustave Hertz (physique, 1925) et Otto Hahn (chimie, 1944). Signalons également la présence de Carl Duisberg, directeur de la puissante Bayer, qui met au service de la cause l'appareil productif de son entreprise. En revanche, Haber essuie le refus de Max Born et d'Emil Fisher. " Du fond de mon coeur patriotique, je vous souhaite l'échec ", dit ce dernier à Haber en faisant ce sombre pronostic : " après les Allemands, les autres feront la même chose "


Haber sur le terrain

Langemarck (près d'Ypres, Belgique) semble le site idéal pour la première attaque. En avril 1915, des Algériens et des Canadiens portant des uniformes français et anglais sont nombreux à défendre la ville. Sous la surveillance personnelle de Haber, les Allemands enterrent, la nuit, des centaines de fûts, approximativement 170 tonnes de chlore, sur une ligne d'environ 6 kilomètres : il indique précisément les emplacements pour les enfouir. Pendant plusieurs jours, Haber attend que le vent souffle dans le bon sens. Et aussi à la bonne vitesse. Si elle est trop forte, le poison se disperse sans avoir le temps d'agir ; en revanche, si elle est trop faible, les assaillants s'exposent au retour possible d'effluves dangereux. Ainsi, l'attaque ne survient que le 22 avril, alors que Falkenhayn, impatient, avait déjà retiré une partie de ses troupes, affaiblissant donc le potentiel offensif allemand.
Aussitôt ouverts, les fûts dégagent un nuage verdâtre qui dérive lentement sur les troupes françaises. L'effet est terrible : le poison qui corrode la bouche, les yeux et les bronches provoque des hémorragies. Asphyxiés, les hommes, deux mains à la gorge, sortent des tranchées en crachant du sang, à recherche du moindre souffle. D'autres, aveuglés, sautent à petit pas, tombent et agonisent dans la souffrance. Les soldats qui vont au secours des malades sont fauchés par les mitrailleuses. Pas étonnant donc qu'ils abandonnent leurs positions, ouvrant ainsi une brèche sur le front.
Au-delà de l'aspect moral, ce crime de guerre aura une répercussion terrible lorsque Haber retournera à la maison : à la suite d'une violente altercation (où se mêlaient aussi des questions de jalousie), sa femme, indignée, se suicidera dans la nuit du premier mai avec un pistolet. Réveillé par la détonation, terrorisé par la scène, son fils de quatorze ans trouvera sa mère moribonde dans une flaque de sang. Aussitôt que le jour se lèvera, Fritz Haber partira sur le front de l'est.
En 1917, Haber se remarie avec Charlotte Nathan, une très jeune femme qui lui donnera deux enfants, dont Ludwig, historien des sciences spécialisé dans l'arme chimique. À l'époque de son mariage, Fritz Haber dirigeait depuis un an une fondation destinée aux armes nouvelles, c'est-àdire aux poisons de combat, fonctions qu'il remplira consciencieusement jusqu'à la fin de la guerre. Il aura sous sa responsabilité environ 200 chercheurs. " L'État Major a rencontré en mon père - dira Ludwig - un organisateur énergique, déterminé, et peut-être même sans scrupule. "  Il mettra au point des gaz encore plus mortifères que le chlore, par exemple le phosgène et l'ypérite , sans oublier d'accroître la production d'ammoniac, produit fondamental pour la guerre mais aussi pour ses finances. Avec le recul, on sait que l'usage des gaz n'a pas permis à l'Allemagne de remporter la victoire. C'est Fischer qui avait raison : en peu de temps, les belligérants s'arrosaient mutuellement de gaz vénéneux .

 

Doté d'une solide formation en philosophie, imprégné de littérature et de musique, il avait souvent confondu germanisme et christianisme, et devint patriote jusqu'à la caricature. Il n'avait jamais émis la moindre critique envers le pouvoir, quelle que soit la politique suivie. Sauf à la fin de sa vie. Peu avant sa mort, en quittant l'Allemagne nazie, il regrettera cette attitude en ces termes : "J'ai été allemand à un tel point que je ne m'en rends vraiment compte qu'aujourd'hui."

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 09:31

 

Fichier:San Francisco earthquake.jpg

C'est le 19 avril 1906, à 5 h 13 du matin que la terre trembla . Mais les secousses ne durèrent que 48 secondes, et si nombre d'habitants de San Franscico furent jetés à bas de leurs lits, personne n'eut vraiment peur . Le tremblement de terre de San Franscico fit 478 victimes . Et, cependant, la ville entière fut détruite par l'incendie qu'il déclencha .

A 5 h 13 du matin, en effet, on était déjà debout dans les petites maisons de bois du quartier de la Mission, et les ménagèrent italiennes, portugaises ou irlandaises avaient allumé leurs fourneaux à la lueur des lampes à pétrole . Les lampes tombèrent, des boulets incandescents se répandirent sur le sol, et, en quelques instants, les maisons flambèrent comme des torches . La police, les pompiers et beaucoup de volontaires luttèrent vaillamment, mais sans espoir : les canalisations d'eau avaient été coupées, les bouches d'incendie ne servaient plus à rien . Pour tenter de sauver certains immeubles, on en fit sauter d'autres à la dynamite . Les gens affolés par le feu et par le bruit grimpèrent sur les collines, alors que dans le hall du somptueux Palace Hotel le grand ténor Enrico Caruso, perché sur une malle, chantait des airs de rigoletto ou du Barbier de Séville pour s'assurer qu'il n'avait pas perdu sa voix dans la catastrophe .

Trois ans plus tard, dans une explosion de joie sans précédent, la population au grand complet descendit dans la rue pour fêter cinq jours durant la naissance d'une ville nouvelle, édifiée dans un temps record sur les ruines de l'ancienne .

 

 

 
Régions susceptibles d'être frappées avant 2032
 
 
 
Sur la base des recherches menées depuis le tremblement de terre de Loma Prieta du 17 octobre 1989 (il avait atteint une magnitude de 6.9), US Geological Survey (USGS) et d'autres scientifiques concluent qu'il existe une probabilité de 62%  à une magnitude d'au moins 6,7  capable de causer des dommages étendus et la suppression de San Francisco région de la baie avant 2032. Des tremblements de terre majeurs peuvent se produire de plus en plus rapidement dans n'importe quelle partie de cette région . Cela souligne l'urgence aux communautés dans la région de la baie de poursuivre la préparation aux tremblements de terre .
 
 
Aujourd'hui, le 9 septembre 2010 à 6 h 42 :
 
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