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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 07:35


cervide.jpg


Les cervidés se nourrissent notamment de l'écorce des arbres : c'est l' écorçage d'hiver" qui peut atteindre plus de 1.50 m de haut pour le cerf . L'écorce est déchiquetée petit-à-petit, par détachement de grandes lanières, de telle sorte que le bois est bientôt à nu et qu'une partie rabotée, laissant apparaître les traces des incisives inférieures des animaux sous forme de sillons . Cet écorçage forme de larges plages ou peut être aussi peu étendu . Normalement il ne se pratique que d'un seul côté, ainsi l'arbre ne meurt pas, les tissus végétaux cicatrisant la blessure . les cervidés écorcent les troncs dressés comme les troncs ou les branches au sol, mais, dans ce cas, l'écorçage aura lieu souvent de tous côtés, mettant l'ensemble à nu .


 Natrix maura


Quand l'hiver est là, la couloeuvre vipérine se trouve au fond du trou ou alors elle se met dans un tas de matières végétales en décomposition dispensant une certaine tiédeur . Une galerie de rongeur n'est pas mal non plus . Il suffit de s'y glisser sans effort et le tour est joué . Ces abris variés ne procurent pas une véritable chaleur mais, au moins, ils garantissent du danger mortel que constitue le gel . Plus que deux ou trois mois de patience et on pourra se mettre les écailles au soleil...


 Lyrurus tetrix



Les inuits n'auraient-ils rien inventé ? En tout cas dans les zones de montagnes qu'il affectionne, le tétras-lyre a trouvé la parade pour se prémunir du froid, comme les peuples du Grand Nord . En l'occurrence, la matière première, la neige, ne manque pas . L'oiseau rondouillard y creuse une sorte de tunnel qui aboutit à une chambre de stationnement, appelée igloo . Les qualités isolantes de la neige sont connues mais, en revanche, son contact demeure froid . Qu'à cela ne tienne, le tétras apporte à son logis original, surtout utilisé la nuit, une touche de raffinement sous forme d'une bonne couche de crottes sèches faite de fibres végétales indigestes . Ce tapis, à défaut
d'être moelleux aux pattes, les isole efficacement du froid
 Viburnum tinus

                                                                                                 

L'hiver installé, les squares et autres jardins publics font grise mine, dépouillés qu'ils sont de l'essentiel de leur verdure et plus encore de leurs fleurs . A bien y regarder, toutefois, certains végétaux font de la résistance . Pour eux, c'est le monde à l'envers, le printemps en hiver et les fleurs malgré le froid . Le laurier-tin est de ceux-là . A quelques mètres du sol, il porte fièrement son abondante floraison neigeuse, mise en valeur par un feuillage vert sombre . Ces flocons originaux, une fois presque tous tombés, seront peu à peu remplacés par une multitude de petites baies ovales, d'un joli bleu noir vernissé . une aubaine pur des oiseaux au bec délicat, comme la fauvette à tête noire ou le rouge-gorge .



 

Mésange à tête noire





Les baies, en hiver, sont plongés dans un silence que l'on pourrait juger un peu déprimant . Mais au moins y remarque-t-on d'autant mieux les rares bruits et les quelques cris audibles de loin en loin . Ainsi, sur fond de calme feutré, une "ronde" ne passe-t-elle pas inaperçue . Les petits cris se font entendre bien avant l'arrivée de la troupe, et on perçoit encore après . On parle souvent de "rondes de mésanges" mai dans bien des cas, les mésanges en question, bleues, charbonnières ou encore noires, sans oublier les mésanges à longue queue, se montrent plutôt conviviales . Elles acceptent à leurs côtés d'autres oiseaux sans davantage de problèmes de cohabitation que de menues escarmouches, quelques cris irrités et de brèves poursuites . Tout ce petit monde affairé déambule dans les branches, débusquant les proies nichées dans l'écorce ou le long des rameaux . Qui donc se mêle pour un moment au cortège itinérant ? Tantôt un grimpereau des jardins ou une sittelle, à moins qu'il ne s'agisse de roitelets . Parfois, un pic s'invite, épeiche ou épeichette, montrant par sa présence que les rondes d'oiseaux ne se limitent pas aux passereaux .


Halo ? Ne quittez pas !


L'hiver, avec ses ciels parfois très dégagés, est une bonne saison pour l'observation d'un halo solaire . Ce spectaculaire anneau brillant, dont il existe un petit modèle, rapproché du Soleil, et un grand, qui s'en trouve un peu plus éloigné, est un phénomène lumineux relativement rare . Il est dû à la réfraction de la lumière solaire sur d'infimes cristaux de glace en suspension à haute altitude . Inutile de préciser que de telles observations doivent être faites en masquant soigneusement l'astre et en se protégeant les yeux avec de bonnes lunettes de soleil .





Pas question de montrer le bout d'un piquant ! Rebuté par la baisse des températures, le hérisson préfère passer son temps bien à l'abri, au ralenti . Au moins, comme çà, il ne va pas traverser les routes pendant quelques mois . Dans ces conditions, le rencontrer est affaire de hasard, souvent à la faveur de travaux de jardinage . C'est que le petit insectivore aime se glisser en dessous d'un tas de bois, se fourrer sous une épaisse couche de feuilles mortes oubliées, se faufiler sous des fagots empilés, voire se laver au coeur d'un tas de compost . A défaut, d'épais buissons ou un roncier bien fourni peuvent convenir à son goût pour la retraite temporaire . une garniture de végétaux en guise de matelas, et le confort est assuré .

Vison d'Amérique



Pour beaucoup de mammifères, l'hiver est une saison problématique . Cela est encore plus vrai pour le vison d'Europe, parfois confronté à un enneigement prolongé et, pire encore, au gel des eaux douces . Pour un petit carnivore dont la vie se déroule en grande partie au contact de l'eau, voilà qui ne facilite pas la capture des rongeurs aquatiques ou des poissons . Pour autant, le vison fait contre mauvaise fortune bon coeur et même joli coeur puisqu'il n'attend pas la fin janvier pour se mettre en quête d'une partenaire à sa convenance . Malgré cet empressement, il faudra toutefois patienter jusqu'en avril ou mai pour fêter, comme il se doit, la naissance des visons du nouveau millésime .

foule de gens


Et nous, dans quelle catégorie sommes-nous en hiver ? Sommes-nous plutôt mésanges ou hérissons en cette saison ?






 

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Published by charlene59 - dans nature
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commentaires

charlene59 25/02/2010 16:06


Oui je pense même que nous avons tout à réapprendre d'eux !!!!
Bisous à vous deux


Didier 25/02/2010 15:57


Je ne sais pas en tout les cas belle leçon de choses comme l'on disait au temps jadis
ce que je peux dire c'est que nous avons beaucoup de choses a apprendre des animaux
bon après midi bisous
Didier et Marie-Do


JP Dudul 19/02/2010 10:36


Bravo Charlène pour l'ensemble de ton site!!!


charlene59 03/02/2010 00:39


Apparemment, on hiberne comme moi !
Amicalement


mitokola 02/02/2010 21:43


Je me revendique marmotte... j'ai horreur de l'hiver, bonne soirée


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  • charlene59
  • Je fais des articles sur divers sujets qui m'inspirent : nature,histoire,écriture,musique (entre autres)

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