Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 04:47

 Clocher de Saint Tropez

 

 

 De la citadelle du 15 ème siècle au village de pêcheurs au début du 20 ème siècle, la première ville libérée lors du débarquement de Provence devint dès les années 1950, une station balnéaire connue grâce à l'engouement des artistes de la nouvelle vague puis les Yéyés et enfin un lieu de villégiature de la Jet set européenne et américaine comme des touristes en quête d'authenticité provençale ou de célébrités .

 On y trouve aussi des délices dans cette petite ville : La bouillabaisse bien sûr mais aussi le nougat, les fruits confits, et la célèbre tropézienne !

 

 

La bouillabaisse, plat traditionnel entre Marseille et Toulon ! Autrefois, c'était un plat réservé aux pêcheurs qui faisaient un ragoût avec le reste des poissons : " Quand çà bouille, tu baisses", d'où le nom de bouillabaisse  . Il faut respecter l'ordre et le temps de cuisson, sinon c'est de la bouillie fadasse pleine d'arêtes ! Avant, on y ajoutait des cigales de mer pour leur saveur délicate, maintenant on y met des langoustes ou éventuellement du crabe .

Dans une marmite, faire un lit avec les oignons blancs émincés, les gousses d'ail écrasées, les tomates concassées . Y ajouter  les poissons les plus fermes qui supportent une chaleur plus vive et une cuisson plus longue, c'est à dire: le fielas, la baudroie, les galinettes et le Saint Pierre. Arroser légèrement d'huile d'olive et mouiller avec  de l'eau de manière à juste recouvrir le poisson. Ajouter le safran, si vous en avez et assaisonner de sel et poivre. A feu vif, porter à ébullition et laisser cuire 5 minutes . Ajouter immédiatement le reste de poissons, c'est à dire: les rascasses, les vives, la langouste coupée en deux ou du crabe et les roucaous, ainsi que les pommes de terre cuites et gardées au chaud avant la cuisson .  Laisser cuire 10 minutes. Votre Bouillabaisse est prête à servir, et comme les soufflés, elle ne saurait attendre.

Pour le service, présenter les poissons et leur garniture dans un plat creux . Dans votre assiette, ajouter les croûtons de pain frottés à l'ail et nappés de rouille ainsi que le bouillon de la bouillabaisse .

 

 

 

 

 

Le nougat de Sénéquier, c'est une institution ! Plus concentré en miel que les nougats traditionnels, c’est une délicieuse douceur miellée, agrémentée de pistaches et emballée dans un fin papier, devenu bannière de Saint-Tropez.

Sénéquier, connue pour sa terrasse ultra-prisée sur le Port, c’est avant tout une pâtisserie, dont l’entrée est sur la minuscule et intime Place aux Herbes, à l’arrière. Dans la même famille depuis l’origine, 1887, c’est une histoire qui a commencé avec une Tropézienne et un Cogolinois. Jean-Denis Sarraquigne raconte : « Lui s’appelait Sénéquier, était pâtissier, il voulait se marier, mais elle ne voulait pas aller travailler à Cogolin. C’est donc lui qui est venu à Saint-Tropez et ils ont ouvert cette petite pâtisserie sur la place aux herbes. Il y a eu des enfants, des petits-enfants… Ma grand-mère s’est mariée avec mon grand père, Casimir Sarraquigne, qui a ouvert la terrasse en 1930. Mon père, puis moi, avons pris le relais, et je suis en train de préparer mon fils, qui est la cinquième génération ».

 

 

 

 


La tropézienne

 

Débarqué en Provence au début des années 1950, Alexandre Micka, alors jeune pâtissier d'origine polonaise, décide d'ouvrir à Saint-Tropez une boulangerie pâtisserie. Le jeune homme a également ramené de Pologne la recette d'un gâteau à la crème de sa grand-mère, et il le vend dans sa pâtisserie.

En 1955 se tourne à Saint-Tropez le film de Roger Vadim, Et Dieu... créa la femme. Et c'est Alexandre Micka qui est chargé de réaliser les repas pour l'équipe de tournage, dont accessoirement son gâteau. Brigitte Bardot conseille alors au jeune pâtissier de nommer sa tarte La tarte de Saint-Tropez. Alexandre Micka, lui, optera pour La tarte Tropezienne, puis dépose, la marque et le brevet de fabrication dans la foulée .

En 1985, Albert Dufrêne est présenté à Alexandre Micka par l'intermédiaire d'un ami d'enfance. La même année, il rachète le célèbre nom et le savoir-faire à Alexandre Micka.

La pâte est tout simplement de la brioche mais il faut qu'elle soit mieux travaillée pour supporter près d'un kilo  de crème  par tarte  !

 

Fichier:Candied Fruit - La Boquería.jpg


Les fruits confits

Ce sont les Croisés qui font découvrir à l'Europe les pâtes de fruits, confitures et fruits confits d'Orient . Ces friandises raffinées pénètrent en France à la fin du moyen-âge . Au 16 ème siècle, cette gastronomie est dominée par la famille de Médicis .

Catherine de Médicis prend pour médecin Nostradamus, né dans la petite bourgade de Saint-Rémi . La provence est alors une région particulièrment pauvre et mal irriguée . Les fruits y poussent pourtant en abondance mais de grandes quantités se perdent chaque année .

Nostradamus a eu l'idée de les conserver dans le sucre car en faisant de la confiture, il y avait toujours de gros morceaux voire des morceaux entiers de fruits en la préparant dans la marmite .

Il rédige en 1555, l'un des plus remarquables ouvrages français sur la confiserie : "Le Traité des fardements et confitures", recettes de beauté, et surtout recettes de confitures sèches, c'est-à-dire les entiers, coings en quartiers avec le sucre pour faire du cotignac (confiture sèche), du pignolat (nougat aux pignons), du sucre candi, du sirop, des poires confites et de la tarte de massapan . Cette tradition se perpétue à travers les siècles, de la Renaissance à nos jours, dans tout le bassin méditerranéen .

 

Du côté de Saint Tropez, les fruits confits ont bonne réputation et font étalage . La cueillette ne se fait pas à maturité car il faut que le fruit soit assez dur pour rester entier . Cela demande beaucoup de préparation, beaucoup de méthodes et de temps pour pouvoir vendre ces fruits imprégnés de sucre . Il ne reste plus beaucoup d'artisans dans la région ( 4 ou 5) mais  les enfants vont prendre la relève car ces recettes sont très prisées à Saint Tropez .

 

 

Rue de Ramatuelles

Partager cet article

Repost 0
Published by charlene59 - dans voyage
commenter cet article

commentaires

JP.M 10/09/2010 07:24


Un très bel article Charlène, St tropez n'est pas très loin de Nice, mais je n'y suis allé que quelques fois.
Bon week end,JPaul...


mitokola 08/09/2010 17:32


Coucou Charlène
Un très beau reportage sur St-Trop.... moi aussi j'ai été déçue par ce lieu si mythique.... mais il est vrai que pris et vu sous l'angle que tu nous offres, c'est un minuscule village qui peut
avoir de belles opportunités de vacances... une savoureuse ballade !!!
Très belle fin de journée Charlène, gros bisous
Mitokola


Line 08/09/2010 16:06


oh la la quelle faim tu me donnes

tu sais je connais ta patisseria et saint Tropez depuis logtemps
que des bonnes choses chez toi, j'aime tout
et bravo pour ce magnifique article
comment fais-tu pour être au four et au moulin
tes photos splendides
j'aime ce bel endroit quand les vacanciers sont partis comme chez moi d'ailleurs
bisous et un sourire


EvaJoe 08/09/2010 11:25


Super je ne connaissais pas ce côté à Saint Tropez, merci de nous l'avoir fait partager.Habites tu là bas?

Gros Bisous

EvaJoe


n 08/09/2010 11:32



Non j'habite le nord de la france mais j'y suis passée . C'est tout petit, j'ai été déçue pour cela !


gros bisous !!



violete 08/09/2010 09:45


coucou bonjour charlène merci de ton passage moi petite normande que je suis je ne connais pas st tropez mais je l'imagine bien ainssi ou tous les gens passent leur temps à se montrer à dépenser de
l'argent et a critiquer l'allure des autres mais bon petite station balnéaire mytique quand même je t'embrasse charlène a bientôt monette


charlene59 08/09/2010 09:47



non je n'ai pas parlé du cerveau gris, l'autre facette de cette petite ville charmante ! bisous Monette ! à Bientôt !!


 



Profil

  • charlene59
  • Je fais des articles sur divers sujets qui m'inspirent : nature,histoire,écriture,musique (entre autres)

Rechercher

Archives

Pages