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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 13:21

 





La torture change les bonzaï en oeuvres d'art , je les aime mais ils sont si vulnérables !


Depuis le XIVe siècle, les Japonais sont passés maîtres dans cet art et obtiennent avec succès des pins, des hêtres, des cèdres, des genèvriers, des pommiers.... qui même âgés de plusieurs siècles, ne dépassent jamais 80 cm de haut .
Cet art n'était pas uniquement décoratif, ils bonzaï étaient placés au coeur de la tokonoma, la pièce principale dans l'habitat traditionnel japonais . Ils symbolisaient l'harmonie de l'homme et du monde, de la terre et du ciel .

Un art minutieux et difficile :

Si le principe technique de nanification est simple (pour réduire le développement aérien d'un arbre, il suffit de réduire ses racines), les applications demandent une attention minutieuse pour obtenir un beau spécimen miniature .

C'est là que la difficulté commence car à l'aide d'un fil de métal et minuscules poids, on imposera aux branches une forme harmonieuse . En enserrant le tronc on lui dictera de se tordre ou de se nouer . En l'entaillant, on lui donnera l'aspect brut d'un arbre torturé par les éléments .
Bonzaï, en japonais s'écrit avec deux signes : arbre et pot .
La terre autour de l'arbre, avec ses rochers miniatures, est la montagne du symbole du vieux fond mythique de l'arbre et de la montagne .
Il existe douze types de formes :
chok-kau si le tronc est droit
ikada-buki si une branche est couchée et forme une sorte de tronc horizontal
hankengai si l'autre descend depuis le plateau où il est planté .
Chacune de ses figures indiquant des traits de caractère .
chok-kan, par exemple, montre la détermination et l'ambition .

Les plus vieux spécimens ont vécu plusieurs siècles, jusqu'à quatre parfois . Ils ont été soignés, taillés, modelés par plusieurs générations .
Si l'on trouve de jeunes arbres, entre 25 et 50 ans, à des prix raisonnables, les vieux et splendides patriarches, surtout si ce sont des arbres fruitiers donnant chaque saison leur récolte de pommes ou d'abricots miniatures, ont une valeur inestimable, quasi mythique . Ils peuvent être le plus beau cadeau que l'on puisse offrir !     

Si vous avez un bonzaï depuis longtemps, je vous félicite car je ne peux pas en dire autant . J'en ai un depuis environ 5 ans qui peut plaire à certains pour son originalité mais il n'a plus de racines et ses feuilles sont desséchées !
Il a son allure mais n'a plus du tout de vie .

L'art de cultiver des bonzaï est un art de vivre, pas un état d'âme . Ces arbres sont exigeants, voire tyranniques . Ils réclament des soins quotidiens et sont fragiles . On ne peut les abandonner, même quelques jours . Tous les ans, il faut tailler les racines, tous les  trois ans changer la terre qui s'épuise .


Même si en Europe, ces arbres miniatures n'auront jamais le caractère sacré qu'ils ont au pays du Soleil Levant, ils tempéreront les vies en invitant à la patience, car ils sont porteurs d'éternité .

Personnellement, je préfère les érables mais je n'ai pas la main experte en la matière ! De plus, ils aiment être à l'extérieur alors nous ne pouvons pas vraiment profiter de leur splendeur .





 

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Published by charlene59 - dans nature
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  • Je fais des articles sur divers sujets qui m'inspirent : nature,histoire,écriture,musique (entre autres)

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