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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:36

Fichier:Dräkt, Tysk dam, Nordisk familjebok.png

 

 

L'homme préhistorique se couvrait de feuilles ou de peau de bête mais au fur et à mesure des progrès de la civilisation, il mets des vêtements . Cela prend une nouvelle signification non seulement pour celui qui les porte, mais également pour l'historien . La qualité du tissu, la coupe et la couleur des vêtements peuvent indiquer la position sociale d'un homme, le pays dont il est originaire, aussi bien que l'époque à laquelle il appartient .

 

 

 

En france, les gens de condition modeste ne portent pas une version simplifiée des modes de la cour ; celles-ci n'intéressent que la noblesse . Peu à peu, cependant, s'établit, pour les campagnards, un costume régional qui demeurera dans chaque province jusqu'au milieu du XIXe siècle environ .

Nous pouvons suivre dans les peintures, les mosaïques, les scultures et les livres des époques révolues, le changement de style dans les vêtements sous l'influence des événements historiques . Les invasions étrangères, l'arrivée d'une nouvelle reine, le bon plaisir d'un roi ou le désir chez un noble personnage de dissimuler quelque infirmité, peuvent amener des changements dans la mode .

En temps de guerre, les hommes commes les femmes portent des vêtements de coupe militaire agrémentés de boutons de cuivre ; en temps de paix et d'abondance, le style est plus étoffé ; les tissus riches ou doux ot parfois une simplicité pastorale . La prospérité d'un empire florissant se retrouve dans la confusion des styles et dans la profusion des bijoux ; mais, après des événements graves, les couleurs et les styles redeviennent plus sévères jusqu'au retour de la paix .Ces caractéristiques d'ordre général ne disent cependant pas toute l'histoire....

 

 

 

LES STYLES CLASSIQUES

Les Grecs et les Romains de l'Antiquité s'habillent de façon presque semblable ; hommes et femmes plissent ou drapent sur eux un grand morceau d'étoffe afin de former des capes et des tuniques longues ou courtes, qui tiennent par des ceintures ou par des broches, sur l'épaule .

Les hordes barbares qui envahissent la Gaule portent des espèces de pantalons appelés braies . Mais les nouveaux arrivants, une fois installés dans le pays, se laissent gagner par l'influence des Latins en ce qui concerne le costume et se mettent à porter, comme eux, la tunique, surtout en tant qu'habit d'apparat .

C'est au moment où commence le mélange de ces deux vêtements (tunique et braie), ves le Ve siècle environ, que l'on peut placer le déut de l'histoire de l'habillement .Jusqu'au XIIIe siècle, les hommes en Europe portent des tuniques à manches longues sous une cape, ou un surcot sans manche . Les bras des femmes sont entièrement couverts, parfois même jusqu'au bout des doigts, mode qui durera jusqu'au XVIIe siècle . Leurs longues robes ont des traînes et d'amples jupes et leurs cheveux sont cachés sous un foulard ou "mouchoir" .

Le surcot, porté par les hommes comme par les femmes, se transforme au XIIIe siècle . Il devient multicolore avec de larges et profondes emmanchures surnommées "fenêtres de l'enfer" . Les bords et l'ourlet de celles-ci sont découpés de façon étrange et irrégulière appelés "crevés" et sont parfois ornés de fourrures . Les manches et les épaules de la tunique du dessous sont alors gonflées et rembourrées .

LE DEVELOPPEMENT DE LA MODE EN FRANCE

Sous le règne de Louis XI (1423-1483), la France commence à prendre conscience de sa propre personnalité, du fait qu'elle s'est transformée en un pays unifié ; les vêtements deviennent bientôt l'expression d'un goût propre . Au cours des quelques siècles qui suivent, les hommes et les femmes sont "métamorphosés" par des rembourrages de crin de cheval, des cercles de fil de fer et des incrustations en carré, en losange ou en triangle .

La houppelande apparaît vers 1415 et reste à la mode pendant près de 60 ans, ce qui est long si l'on considère les habitudes actuelles . C'est un vêtement ample, porté par les hommes et les femmes . Les manches sont larges ; leurs extrémités découpées traînent parfois par terre si bien que, pour éviter de trébucher, il faut les nouer ou les rejeter sur les bras . Les femmes arborent des houppelandes décolletées, surmontées de coiffures hautes, coniques, les fameux hennins aux voiles flottants . Les hommes portent le plus souvent des chapeaux plats à bords souples, des cols étroits et hauts et leurs épaules sont fortement rembourrées, . Les jeunes gens revêtent des collants de couleur (chausses) et une houppelande ouverte sur le côté, si courte qu'elle dépasse à peine la taille ; les hommes plus âgés, préfèrent un vêtement long avec une ceinture à la hauteur des hanches .

INFLUENCES CONTINENTALES

Sous l'influence italienne, la houppelande se transforme en pourpoint, jaquette courte ceinturée à la taille et portée sur une chemise .

Au début du XVIe siècle, la silhouette se veut carrée, avec de gros rembourrages aux épaules et aux hanches . Les vêtements et les coiffures des femmes ont également une allure carrée, à la mode allemande .Les dentelles sont en vogue ; le devant et les manches, tant du pourpoint que du vêtement, sont légèrement noués par des lacets et des rubans . Sous le règne de François 1er, tous les styles connaissent des centaines de variations ; les hommes portent alors les plus belles plumes et, par contraste, les femmes vêtues de couleurs sombres, mettent en valeurs leurs plus beaux bijoux .

Les pourpoints ne descendent pas plus bas que la taille et les hommes portent des "fausses capes" (avec des fausses manches) ou des capes courtes . Le vertugadin espagnol est à la mode chez les femmes ; c'est une "cage"  conique placée sous la jupe qui doit être ouverte sur le devant, montrant ainsi un luxueux juponnage aux magnifiques broderies . La plus grande richesse d'ornements et la plus incroyable confusion de styles accompagnent le règne d'Henri IV  . Les cheveux sont teints, bouclés, gonflés, les visages fardés ; les épaules, les tailles, les hanches sont rembourrées et déformées, maintenues par de corsets et des baleines . Les vêtements sont ornés de perles et de pierres précieuses, de la tête au pieds . Après la découverte de l'amidon, en 1564, les ruchés atteignent des proportions ridicules ; en 1570, on porte des vertugadins larges et en forme de tambours . Une version semi-circulaire est adoptée par les dames de la cour plus timides .

UNE NOUVELLE LIBERTE

Au XVIIe siècle, la France lance la mode en Europe . A cette époque, il n'existe pas encore de journaux ; aussi les nouveautés vestimentaires se répandent-elles à l'aide de poupées de cire, dites Pandore, qui arrivent à franchir la frontière, même en temps de guerre . Il y a la petite Pondore pour les "négligés" et la grand Pandore pour les "toilettes" . La mode devient une affaire importante et tout courtisan doit la suivre de très près . Pour la première fois, les bras des femmes sont découverts jusqu'au coude et embellis de ruchés de dentelles qui se répètent autour des décolletés profonds . Périodiquement, le roi ou les ministres font paraître des édits, afin de limiter le port des tissus précieux que l'on importe de l'étranger et qui font passer l'argent français hors du royaume . Mais, peu de temps après, la mode reprend de plus belle et les vêtements redeviennent aussi riches qu'auparavant . Des exagérations se font jour, notamment dans la coiffure ; ainsi en est-il de celle appelée "Fontange" qui est un énorme édifice de cheveux noués avec des rubans sur le devant de la tête . Quant aux hommes, ils se font raser pour porter des perruques . Tout le monde subit ce traitement, même les enfants . (seul le roi Louis XIV a des perruques ajourées pour laisse des mèches de ses propres cheveux) .

La variété des perruques est infinie . Véritables "crinières" sous Louis XIV, elles deviennent plus simples sous Louis XV ; les cheveux sont ramassés en arrière en une "queue" et noués avec un ruban, dit catogan . Plus tard, les femmes rentrent leurs cheveux sous un petit béguin qui deviendra ensuite un grand bonnet . Les hommes portent de longs pourpoints et des gilets qui s'élargissent à partir d'épaules étroites .

 

Fichier:Dräkt, Fransyska, Nordisk familjebok.png

 

Vers 1780, réapparaissent les vêtements féminins ajustés, toujours avec une sorte de tablier sur le devant . La jupe est retroussée à l'aide d'aiguillettes ; c'est ce que l'on appelle le "pli Watteau" . Jusqu'à cette époque, les petits garçons sont habillés exactement comme leurs pères et les petites filles portent une version simplifiée des robes de leurs mères .

 

LE XIX ET LE XXe SIECLE

Au début du XIXe siècle, les styles Directoire et Empire (tous deux de lignes classiques) s'établissent fermement : Les robes de mousseline à taille haute, sans rembourrage ni "formes", collent au corps et paraissent très "indécentes" aux dames habituées aux robes à "paniers" . Comme compromis, on revêt parfois une tunique arrivant au genou, ou une pelisse . L'habit à double boutonnage des hommes est coupé devant pour donner plus d'aisance à cheval . Vers 1805, les pantalons, jusque-là portés uniquement les petits garçons et les marins, s'imposent à la mode masculine, remplaçant les culottes et les bas de soie . Les guerres de Napoléon donnent un air militaire à cette époque à laquelle font suite les épaules rembourrées et les jaquettes cintrées qui resteront en vogue pendant les cent années suivantes .

De 1820 à nos jours, les modes féminines changent avec une rapidité incroyable, reflétant peut-être le rythme croissant et l'augmentation constante des activités . En 1830, les épaules s'élargissent alors que les jupes se gonflent . Les jaquettes raccourcissent ; les capes et les châles deviennent infiniment variés . Robes blanches et boutons de rose fleurissent partout . Vers 1860, les crinolines cèdent le pas au busc, puis aux modes imposantes des années 1890 .Ce qui a révolutionné le plus au XXe siècle, est le port du pantalon chez la femme et la jupe courte toujours en vogue de nos jours !

 

 Tout l'Univers

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Published by charlene59 - dans histoire
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commentaires

AGUILAR Manon 18/11/2010 12:10


Bonjour, Je dois faire un exposer en technologie et j'aimerais bien avoir les textes. Mais le problème, c'est qu'on ne peut pas copier et coller. Il me reste plus beaucoup de temps, et je n'est
toujours rien trouver. Est-ce que tu pourrais m'envoyer les texte par HOTMAIL ? S'il te plait c'est urgent et comme je te les dit j'ai plus beaucoup de temps. Je les lu, il me semble trés trés
bien, et il correspond bien à l'exposer. Seulement je ne sais plus quoi faire. D'abitude, je prends le temps de faire touts les texes moi même. Mais la je suis bloquer :S . J'ai plus que tes textes
comme seul recours. J'aimerais avoir un bon textes car, a la fin de l'année j'ai le brevet et j'aimerais bien remonter ma moyenne avec cet exposer pour le contrôle continu de la fin de l'année. Je
l'ai montrais a mon proffesseur et il ma dit que c'était bien.

Sinon, j'aime beaucoup ton blog :) .

Je te remercie d'avance.
Bisous .


Julie Baudry 18/11/2010 12:09


Et autre question , pourrais tu le faire si tu es d'accord , dès que tu as lu ce commentaire , pourrais tu l'activer s'il te plait c'est vraiment urgent tu est notre seul recours , fait ler avant
jeudi prochain si possible , MERCI DE TA COMPREHENSION .


Julie Baudry 18/11/2010 12:05


Bonjour Charlène je m'apelle Julie Baudry j'ai 15 ans et avec une amie nous faisons un exposer en technologie sur l'habillement à travers le temps et nous sommes tomber surton site ,il est vraiment
tresbien ,nous l'avons montré à notre prof et elle nous a dit que nous pouons prendre quelque information sur ton blog , mais leproblème c'est que le clique droit et désactiver pourrais tu le
reactiver s'il te plait ,sa nous apporterais beaucoup.
Merci de compatir et d'accepter notre demaande de l'activer !

Merci d'avance et bonne continuation .

Ton Blog est tres bien .
Bisou .


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  • charlene59
  • Je fais des articles sur divers sujets qui m'inspirent : nature,histoire,écriture,musique (entre autres)

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