Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 11:44

 

 

 

Depuis 2010, le cancer semble être, selon l'OMS, la première cause de mortalité dans le monde, détrônant les maladies cardiovasculaires . Mais 2010 est aussi l'année de la rispote, entrant de plain pied dans l'ère des traitements "sur mesure", plus efficaces car adaptés à chaque type de cancer, voire à chaque tumeur . Et à en juger par le nombre de nouveaux médicaments de ce type en attente de commercialisation, une chose est sûre : cette révolution de l'oncologie est en marche . Ainsi, entre mars 2008 et fin 2010, l'Agence européenne des médicaments (EMEA) prévoyait l'arrivée de 50 nouveaux anticancéreux sur le marché . Un nombre colossal, qui va continuer de gonfler dans les années à venir . En France, courant 2010, au moins 8 anticancéreux inédits, approuvés en 2009, doivent venir enrichir l'arsenal des médecine .

860 médicaments sont en test :

Parmi eux, l'évérolimus, indiqué dans le cancer du rein avancé, le catumaxomab, pour certains cancers digestifs, ou encore le gefitinib, pour certains cancers du poumon . Des traitements qui s'attaquent à des mécanismes propres aux cellules cancéreuses, contrairement à la chimiothérapie classique qui, elle, "bombarde" indifféremment cellules tumorales et cellules saines . Plus présicément, ces médicaments bloquent des molécules ou des gènes anormaux responsables de l'agressivité ou de la prolifération anarchique d'une tumeur . Or, ces anomalies sont nombreuses et plus la recherche avance et plus le constat s'impose : il y a autant de tumeurs différentes que de patients, chacune comportant sa combinaison unique d'aberrations...D'où la multiplication des traitements, le but étant de neutraliser le plus d'anomalies pour traiter un maximum de cancers .

L'idée des thérapies ciblées n'est toutefois pas nouvelle . Leur "chef de file" est un médicament utilisé depuis plus de trente ans, le tamoxifène, qui agit sur les tumeurs du sein dont la croissance est stimulée par les hormones (oestrogènes) . Autre thérapie ciblée célèbre : l'herceptine, qui a révolutionné en 2001 le traitement du cancer du sein . Elle bloque la molécule HER2, présente à la surface d'un tiers des tumeurs du sein et jouant un rôle dans la prolifération cancéreuse . Depuis, la performance des outils génétiques a permis d'accélérer la recherche . On connaît aujourd'hui près de 400 gènes qui, s'ils sont mutés, peuvent entraîner la cancérisation d'une cellule . Autant de cibles pour des nouveaux traitements . Au total, plus de 860 anticancéreux font l'objet d'essais cliniques . Soit plus du double des médicaments développés contre les maladies cardiaques ou neurologiques . Plus efficaces et moins toxiques que la chimiothérapie classique, ils s'attaquent au talon d'Achille des tumeurs . Ainsi, une nouvelle classe de molécules, les "inhibiteurs de PARP", vient de prouver son efficacité sur les cancers du sein "triples négatifs" (qui ne présentent aucun des trois récepteurs ciblés par les traitements disponibles) . Leur tactique ? Empêcher les cellules cancéreuses de réparer les lésions de l'ADN induites par la chimiothérapie et donc de survivre à cette dernière . Des molécules si prometteuses que les négociations auprès de l'EMEA pour leur commercialisation ont déjà commencé, alors que les essais cliniques sont encore en cours .

ANALYSER LA TUMEUR EN DETAIL

Mais, du fait de leur spécificité, ces thérapies ont un défaut majeur . Chacune n'est efficace que pour quelques malades . 'Plus la recherche avance, plus on subdivise les cancers rares", explique Gilles Vassal, cancérologue à l'Institut Gustave-Roussy, à Villejuif . "Par exemple, seuls 30% des cancers du sein expriment HER2 et peuvent bénéficier de l'herceptine . Or, parmi ces 30 %, seule la moitié va répondre au traitement, car certains gènes confèrent une résistance" . Par conséquent, il faut analyser la tumeur en détail . L'hôpital général du Massachussetts est le premier à s'atteler à la tâche de façon systèmatique . D'ici à la mi-2010 ( on y est), les médecins dresseront la "carte d'identité" génétique des tumeurs de tous les patients avant de leur proposer un traitement . Mais la déferlante de médicaments n'empêche pas les oncologues de garder les pieds sur terre, d'autant que ces traitements ciblés peuvent être cent fois plsu chers qu'une chimiothérapie classique !

 

 

 

 Source : Science & Vie

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by charlene59 - dans santé et bien-être
commenter cet article

commentaires

Profil

  • charlene59
  • Je fais des articles sur divers sujets qui m'inspirent : nature,histoire,écriture,musique (entre autres)

Rechercher

Archives

Pages